Danube : au coeur de l'Europe centrale

Faits saillants (croisière de 12 jours)

Côté Fleuve

- Navigation à travers six pays (Autriche, Slovaquie, Hongrie, Serbie, Bulgarie et Roumanie)

- Traversée des Portes de Fer, les plus longues gorges naturelles d’Europe

- Navigation sur le delta du Danube, le plus vaste et le mieux préservé delta européen


Côté Terre

- Escale au coeur de quatre capitales (Vienne, Bratislava, Budapest et Belgrade) et visite d’une cinquième capitale (Bucarest)

- Choix de 21 excursions - dont six de type dynamique (marche, randonnée ou vélo) et trois en soirée à caractère musical ou folklorique -, permettant de combler les amateurs de spas, d’architecture, d’histoire religieuse, d’événements culturels, de nature


Côté Cuisine

- Trois repas avec des spécialités locales (viennoise, hongroise et bulgare)

- Plats du terroir français (mignon de porc, râble de lapin farci, blanquette de veau, etc.) et repas de gala gastronomique


Côté Bateau

- Capacité de 176 passagers et 35 membres d’équipage 

- Un salon-bar, un piano-bar, une boutique de souvenirs et un restaurant avec service à heure fixe


CÔTÉ FLEUVE

Le MS Vivaldi quitte le quai d’embarquement de Linz, troisième plus grande ville d’Autriche, en ce début de soirée d’avril 2019 alors que le capitaine présente les 35 membres d’équipage aux 176 passagers réunis dans le salon-bar. Il règne une belle ambiance à bord alors que l’on s’apprête à vivre la croisière la plus multiculturelle de la compagnie française CroisiEurope. En effet, durant 12 jours, on va découvrir une douzaine de lieux attrayants dispersés dans six pays d’Europe centrale.


Dès la première soirée et d’une partie de la nuit, le MS Vivaldi traverse les premières des dix écluses du trajet long de 2 064 kilomètres, une opération qui se fait à la fois prestement par les matelots et tout en douceur par le bateau. De ma cabine située sur le pont intermédiaire, je n’entends aucunement les moteurs du bateau ni ne ressent aucune vibration. Tant mieux, vu que l’on va naviguer de nuit à six reprises (et on sera en escale les cinq autres nuits de la croisière).


Sept heures le lendemain matin, le MS Vivaldi est déjà amarré au quai de Melk, paisible petite ville autrichienne. Une fraîche brise souffle sur le pont soleil du bateau, le ciel est magnifié de couleurs chatoyantes, un fort courant déferle sur le Danube. Nous sommes seuls au monde… Surprise, après le petit déjeuner buffet, deux bateaux se sont installés tout à coté du MS Vivaldi, deux autres en avant et trois en arrière… C’est donc plus de 1 500 passagers qui vont visiter l’abbaye de Melk au cours de la matinée !


Les deux premiers jours de la croisière, le MS Vivaldi navigue sur la partie autrichienne du Danube. À travers les larges hublots de notre cabine ou confortablement assis sur un transat disposé sur le pont soleil, nous voyons défiler les richesses de la vallée de la Wachau : vignobles cultivés en terrasse et abricotiers à perte de vue cernant de paisibles villages ainsi que d’imposants châteaux, forteresses et abbayes. 


Le troisième jour, entre les capitales autrichienne et slovaque, apparaît une multitude de petites cabanes de pêche en bois, certaines avec un filet suspendu devant leur façade.


Les deux jours suivants, le décor danubien change du tout au tout alors que nous traversons la Hongrie : le MS Vivaldi avance au milieu de rives plus étroites essentiellement bordées d’arbres au travers desquels surgissent parfois des usines. Puis, c’est l’entrée dans Budapest dominée par l’imposant Palais du Parlement. Le spectacle est encore plus magistral quand on arrive ou que l’on part en soirée dans la capitale hongroise alors toute illuminée.


Les sixième et septième jours, nous évoluons en territoire serbe. On y entre après un contrôle douanier à bord du bateau et une « vérification des visages. » : le douanier nous regarde brièvement, jette un oeil sur la photo de notre passeport et nous fait signe de partir. À peine avons-nous quitté le quai de la zone frontalière de Mohàcs que nous ne captons plus aucun signal de télévision et que la Wifi ne fonctionne plus que très sporadiquement. Ce sera le cas jusqu’au quai de Novi Sad, la deuxième plus grande ville de Serbie. La commissaire de bord prévient de ne pas utiliser son cellulaire en raison du coût astronomique de toute communication téléphonique en territoire serbe. 


Subitement, nous ne croisons presque plus de bateaux de croisière. Si bien que dans cette portion du Danube, les riverains cessent toute activité pour regarder longuement ce rarissime spectacle d’une embarcation avançant dans leur coin du monde. Entre les deux escales serbes, Novi Sad et la capitale Belgrade, la rive sud du Danube se distingue par une succession de montagnes au sommet desquelles se dressent des maisons de différentes styles. Avant d’arriver à Belgrade, une de nos guides présente une conférence instructive sur l’histoire de la Serbie, ce pays situé au coeur de ce qu’on a appelé la poudrière des Balkans en raison du grand nombre de guerres. « Bal signifie miel et Kan, sang. Nous, résume-t-elle, nous avons eu davantage de sang que de miel… » Par exemple, la capitale serbe fut détruite plus de vingt fois au cours de son histoire tourmentée étalée sur 7 000 ans !

 

Suit la fantastique journée de navigation dans les Portes de Fer, ces gorges naturelles les plus longues d’Europe qui s'étirent sur une centaine de kilomètres. Dans cette portion si spectaculaire, le Danube se transforme en quelques minutes d'un étroit couloir d'à peine 150 mètres en un lac de deux kilomètres de largeur. Plus tard, quand le Danube est redevenu plus étroit, surgit la plus haute sculpture de pierre d’Europe : une statue d’une hauteur de 40 mètres, bâtie entre 1994 et 2004 à l’effigie de Décébale, dernier roi des Daces, qui régna de l’an 87 à 106 sur un territoire qui est aujourd’hui la Roumanie. 


Le MS Vivaldi franchit les deux dernières écluses du trajet, celles-là adossées à de larges centrales hydroélectriques. Pour la première fois de la croisière, le pont soleil est envahi par des dizaines de passagers. Sur la rive gauche se succèdent ponts suspendus, tunnels creusés dans les montagnes, voie ferrée et autoroute tandis que la rive droite est envahie de végétations au travers duquel on aperçoit, à un moment, un tableau végétal reproduisant le drapeau roumain avec au-dessus quatre lettre géantes : Tito, du nom de l’ancien président de la Yougoslavie. La sortie est d’autant plus apprécié que le soleil et la chaleur sont aux rendez-vous après une journée de pluie et de vent froid. 


Une fois les Portes de Fer franchies, les rives montagneuses font place à des plaines à perte de vue tandis que le MS Vivaldi avance parmi des îles couvertes d’oseraies, de saules et de frênes. Après 24 heures non stop de navigation, on arrive finalement à Rousse, la cinquième plus importante ville de Bulgarie. On y fait escale toute la neuvième journée au cours de laquelle on découvre tant cette belle ville à dimension humaine que la campagne environnante dans les cadre de deux excursions consécutives.


Les trois dernières journées de la croisière se déroulent en Roumanie. La première, on la passe dans la capitale Bucarest fourmillant d’édifiants édifices monumentaux imposés par un dictateur mégalomane déchu dont le Palais du Parlement. Il s’agit du plus grand édifice en pierre au monde, de style stalinien, qui renferme 1 100 pièces en marbre réparties sur 12 étages. Sa construction a engendré la destruction du cinquième de la superficie du centre historique de Bucarest, la destruction de 7 000 maisons et l’expulsion de 40 000 personnes !


La deuxième journée, en après-midi, on se promène dans le delta du Danube soit en bateau touristique d’une capacité de 50 passagers, soit en bateau rapide d’une capacité de sept passagers. Fourmillant de lacs et de marais, ce plus grand delta européen fait partie des 300 réserves internationales de la biosphère désignées par l'UNESCO pour mesurer l'impact de l'homme sur son environnement. Il y a beau y avoir 300 espèces d'oiseaux, ils ne sont guère au rendez-vous lors de notre passage. Le lendemain, débarquement et retour à Strasbourg ou à Paris par vol spécial affrété par CroisiEurope. Du début à la fin, l’organisation logistique aura été rodée au quart de tour.


S’étirant sur quelque 2 850 kilomètres, le Danube est le deuxième plus long fleuve d’Europe (après la Volga, en Russie). Et il est le fleuve le plus international puisque, après avoir pris source dans la forêt noire en Allemagne, il traverse ou longe pas moins de dix pays d’Europe centrale. Ayant vu le jour en 1976, CroisiEurope s’est rapidement imposée comme l’une des principales compagnies de croisière présentes sur le Danube. D’autant qu’elle offre un rapport qualité-prix imbattable, avec des prix de près de 30% moins dispendieux que ceux de la concurrence. Joliment surnommé le Fleuve du destin de l’Europe, le Danube est de nos jours la destination préférée d’environ le quart de la clientèle de CroisiEurope. Celle-ci provient non seulement de France, mais aussi de nombre de pays européens et du Québec.


CÔTÉ TERRE

Cette croisière fluviale de Linz à la mer Noire propose une belle variété d’excursions qui permet de combler tous les goûts - tant sportifs, historiques, architecturaux que culturels. 


Les excursions se déclinent en deux catégories : classique ou dynamique (marche, randonnée ou vélo, qui regroupent en règle générale tout au plus une quinzaine de passagers). Elles se déroulent parfois le matin, parfois l’après-midi, parfois en soirée. Dans un cas, trois excursions ont lieu la même journée ! Elles durent en moyenne trois ou quatre heures, avec une pointe de neuf heures pour la découverte de la capitale roumaine, Bucarest. Elles sont souvent axées sur la découverte d'édifices religieux (abbaye, église, monastère, etc.). Les passagers sont accompagnés d’un guide local bilingue, voire polyglotte, qu’ils peuvent entendre sans interruption grâce à un système d’audio-guide distribué dans chaque cabine. Au moins une excursion est programmée quotidiennement, sauf la journée consacrée à la navigation dans les Portes de Fer. Les excursions ne sont pas comprises dans le prix de la croisière. Une réservation à l’avance permet d’économiser quelque 10% par rapport au prix demandé à bord.


Pour les amateurs de spas et de natation, l’excursion incontournable sont les Bains Gellert. Érigés dans la ville thermale de Budapest, ils abritent l’une des plus grandioses piscines du monde alimentée par des sources médicinales découvertes au 13e siècle. Depuis 1918, les Bains Gellert accueillent les clients soit de l’hôtel du même nom, soit de l’extérieur dans un fabuleux décor Art Nouveau agrémenté de mosaïques, de sculptures, de porcelaines du fabricant local Zsolnay et de fenêtres en verre au plomb multicolore. On franchit le spectaculaire hall d’entrée, on se change dans les vestiaires en bois sombre, on fait quelques longueurs dans la piscine bordée de colonnes de temples et surmontée d’une immense verrière, on relaxe dans des caves richement décorées renfermant différents bassins et saunas, et on termine par la piscine à vague extérieure et une séance de repos et de bronzage bien méritée. 


Les amateurs d’architecture, eux, ont l’embarras du choix, que ce soit la visite :

- De l’abbaye autrichienne de Melk, l’un des plus grands ensembles baroques d’Europe qui se dresse sur un rocher de granit de 60 mètres de hauteur. Sa construction a débuté en 1702 et a duré près d’une quarantaine d’années. On reste bouche bée devant le faste de la salle des marbres et de la bibliothèque contenant plus de 87 000 volumes. 


- Du château viennois de Schöenbrunn, la résidence d’été impériale des Habsbourg avec sa quarantaine de pièces ouvertes au public et ses magnifiques jardins à la française. L’excursion inclut aussi une promenade en bus sur le Ring, un boulevard bordé de superbes bâtiments historiques tels que l’Opéra, le palais de la Hofburg et l’hôtel de ville. Il est enfin prévu du temps libre dans le centre historique de la ville à l’ombre de la cathédrale Sainte-Étienne.


- Des trésors architecturaux tant de Buda que de Pest, noms des deux rives du Danube de la capitale hongroise, notamment la place des Héros, le quartier du château et le bastion des pêcheurs, cette belle promenade bordant le château de Buda.


- D'un tour panoramique de Belgrade avec arrêt principalement au temple Saint-Sava pour une visite de son impressionnante crypte. C’est la deuxième plus grande église chrétienne orthodoxe au monde. Sa construction a débuté en 1939, a été interrompue par les nazis, puis par le président yougoslave Tito, a repris grâce à des dons privés en 2001 et se poursuivait à l'intérieur au moment de notre visite en 2019. La veille, comme le MS Vivaldi arriva en début de soirée et s’amarra non loin du centre de Belgrade, maints passagers se promenèrent dans les rues piétonnières environnantes bordées de beaux édifices baroques, restaurants, petits commerces, voire boutiques de grandes marques occidentales.


Les fans de nature ne sont pas en reste avec les excursions suivantes :

- En Slovaquie, une randonnée dans la réserve naturelle de Devinska Kobyla en passant devant les falaises de sable Sandberg jusqu'aux ruines du château Devin. 


- En Hongrie, une promenade dans le parc Kiskunsag situé en pleine coeur de la Puszta, nom donné à la grande plaine de Hongrie qui abrite une faune et une flore protégées. Au 19e siècle, cette région était considérée comme l’ouest sauvage et des cow-boys s’occupaient alors de grands troupeaux de bétail. Aujourd’hui, on peut voir d’habiles cavaliers en costume traditionnel faire d’impressionnantes démonstrations de dressage et d’étonnantes acrobaties à dos de cheval tout en dégustant de la palinka, une eau-de- vie hongroise, et une pogacsa, brioche salée. 


- En Bulgarie, une randonnée au son de quelque 200 espèces d’oiseaux dans le parc naturel de Roussenki Lom, puis dans le village médiéval de Tcherven sis dans une vallée rocailleuse entourée de falaises abruptes. On doit gravir une centaine de marches avant de pénétrer à l’intérieur du monastère rupestre de Saint-Michel Archange dans lequel subsistent d’exceptionnelles peintures murales datant du 14e siècle. Au sommet du promontoire, la vue panoramique sur la région est spectaculaire ! Second arrêt : les ruines de la forteresse de Tcherven qui se trouvent au bout de quelque 250 marches. Une alternative moins exigeante est de se promener dans le village dont les vieilles maisons en bois sont fermées soit durant l’hiver, soit suite à la mort de leurs propriétaires (avec avis de décès sur la devanture !). Le principal gagne-pain de ces habitants vivant en totale harmonie avec la nature est l’élevage de bétail, l’apiculture et l’exploitation de petits jardins maraîchers et, dans la forêt avoisinante, la cueillette de fruits, champignons et herbes diverses. Un village aujourd’hui presque fantôme alors que ce fut l’un des centres militaires, économiques, religieux et culturels les plus importants du royaume bulgare aux 13e et 14e siècles.


Les adeptes d’événements culturels réservent impérativement leur place pour :

- Découvrir les coulisses du Konzerthaus, cette splendide salle de musique inaugurée en 1913 qui abrite l’orchestre symphonique de Vienne.


- Assister à un concert de musique classique avec Mozart et Strauss au programme du Kursalon, une salle de spectacle aménagée dans un édifice de style Renaissance érigé en 1857 dans le centre de Vienne.


- Se rendre dans un théâtre à Budapest pour voir un spectacle de danse et de musique tzigane. Puis, à Belgrade pour apprécier la performance d’une troupe réputée d’une vingtaine de danseurs et de musiciens serbes présentant des spectacles à travers le monde, suivie d’une collation composée de spécialités locales (viandes et saucisses) dans une guinguette de Skadarlija, un quartier bohème surnommé le Montmartre serbe. Sans oublier les spectacles folkloriques bulgare et roumain offerts à bord du MS Vivaldi.


Mentionnons que les quatre dernières soirées de la croisière y sont particulièrement animées au salon-bar avec la soirée de gala, un spectacle de l’équipage sous le signe de l’humour, un spectacle folklorique bulgare, puis roumain. Les soirs précédents, un musicien professionnel assure aux claviers une douce ambiance musicale. 


Cela ne m’était pas arrivé depuis un bon moment de me préoccuper de monnaie sur le Vieux Continent. Qui dit Europe, dit euro. C’est le cas en Autriche et en Slovaquie. Mais il y a le forint en Hongrie, le dinar en Serbie, le lev en Bulgarie et le leu en Roumanie. SI on veut ramener des souvenirs, soit on prévoit de la monnaie de ces pays avant le départ, soit on peut parfois utiliser la carte de crédit ou payer en euros, soit jouer de chance en croisant une machine ATM permettant de retirer de l’argent local. 


COTÉ CUISINE

L’équipage bienveillant assure un service diligent dans un esprit familial qui s’inspire des origines de la compagnie. Les serveurs et serveuses du MS Vivaldi proviennent de Hongrie. On voit apparaître un sourire sur leur visage quand on les remercie dans leur langue maternelle (köszönöm). Cela dit, la majorité du personnel se débrouille en français, la langue d’usage à bord des navires de CroisiEurope et lors des excursions. 


En début de croisière, les passagers sont assignés à une table - ronde pouvant accueillir jusqu’à six passagers -, sans normalement possibilité d’en changer. On passe de la formule buffet au petit déjeuner à un menu comportant entrée, plat principal et dessert (parfois aussi fromage) aux repas du midi et du soir.


Le petit déjeuner recèle de produits locaux et originaux pour le Québécois que je suis. Comme, au chapitre des viandes froides, la saucisse au paprika, la saucisse de foie Thuringer ou la rosette de Lyon. Comme, du côté sucré, un yaourt à la cerise de la marque autrichienne Nom, des confitures aux abricots de la marque française Andros et aux groseilles de la marque autrichienne Garten Land.


Les menus du midi et du soir sont élaborés à partir de produits de saison et locaux. Une croisière multiculturelle comme la nôtre se transpose avec bonheur à table. Ainsi, dans la capitale autrichienne, on déguste le soir venu une escalope viennoise et un Apfelstrudel (strudel aux pommes). Dans la capitale hongroise, une goulasch et une crêpe farcie à la Palascinta. Et dans la ville bulgare de Rousse, une salade Chopska (laitue, tomates, concombres et crème) et un Balkan Cevapcica  (boulettes de viandes assaisonnées avec sauce au yaourt). En ces trois occasions, le drapeau du pays concerné orne le plafond du restaurant et les serveurs-serveuses portent un costume national. Ajoutons que certains plats sont élaborés avec une couleur locale, comme la cuisse de poulet rôtie au paprika, assaisonnement fort apprécié en Hongrie.


La gastronomie française est bien sûr à l’honneur : salade lyonnaise, saladle alsacienne, filet mignon de porc, râble de lapin farci, rôti de veau aux girolles et blanquette de veau, confit de canard et magret au vin rouge… Sans oublier le somptueux diner de gala en cinq services : crème Dubarry, millefeuille de foie gras au jambon de Bayonne avec caramel aux épices et navette briochée, croustillant de jarret de veau fondant avec sauce au porto, allumette au reblochon et omelette norvégienne flambée au Grand Marnier. Le tout accompagné de deux vins de qualité supérieure : Domaine Uby Tortues, un blanc des Côtes de Cascogne se mariant à merveille avec le foie gras, et le Chemin de Brignan, un rouge de Bordeaux rehaussant le goût de la viande.


Les vins, bières et cafés aux repas ainsi que différents spiritueux, sodas, jus, cafés et thés au bar sont inclus dans le prix de la croisière. D’autres alcools sont payants, dont le champagne. Aux repas du midi et du soir, on a le choix entre six vins provenant de différentes régions de France, dont l’Alsace. Et on peut en choisir une dizaine d’autres de l’Hexagone dans la carte payante. 


On a aussi droit à un cocktail du jour original souvent constitué avec une eau-de-vie, une boisson fortement alcoolisée courante dans les pays centraux d’Europe. Comme le Manganas, étonnant mélange d’eau-de-vie à la framboise, de liqueur de litchi et de jus d’ananas. Ou le Tango, déroutant mélange d’eau-de-vie de mirabelle, de crème de griotte et de jus de cerise... On peut enfin apporter en cabine de grandes bouteilles d’eau des marques hongroise Csaszarviz ou alsacienne Wattwiller.


CÔTÉ BATEAU

La petite boutique du MS Vivaldi est particulièrement prisée de la gent féminine. En raison de la présence d’une dizaine de sortes de produits de beauté de la marque Rose of Bulgaria : savon, crème hydratante, baume pour les lèvres, et, pour hommes, lotion après-rasage… Sans oublier l’eau de parfum de la marque Lylirose Capricieuse… Ces produits sont fabriqués à partir de l’huile de rose bulgare qui, depuis l’Antiquité, est réputée pour ses propriétés de guérison et d'embellissement de la peau. On y trouve aussi des timbres, cartes postales, carte du Danube et petits souvenirs.


Le MS Vivaldi est l’un des six bateaux de CroisiEurope qui sillonnent le Danube. Faisant 1 985 tonnes, il renferme 88 cabines dont :

- 26 cabines avec deux hublots de taille moyenne qui sont réparties sur le pont principal.

- 21 cabines avec un grand hublot qui sont aménagées sur le pont intermédiaire, là où se trouvent aussi la réception, la boutique, le restaurant, le salon-bar avec piste de danse et une terrasse extérieure à l’avant du bateau. 

- 41 cabines avec balcon français et grande fenêtre coulissante qui sont installées sur le pont supérieur. On y trouve un piano bar, une bibliothèque et une terrasse extérieure à l’arrière du bateau, trois espaces le plus souvent très peu fréquentés. Mentionnons qu’une de ces cabines peut accueillir des personnes handicapées. Mais, au moment de notre séjour, l’ascenseur ne fonctionnait pas. Sur tous les ponts, les couloirs et les chambres sont décorés de toiles peintes par le fondateur de CroisiEurope, le regretté Gérard Schmitter.


Les cabines du MS Vivaldi sont grandes, confortables et pratiques. Elles disposent le plus souvent de deux lits simples pouvant être réunis ou d’un grand lit de neuf ou dix mètres carrés bordés de tables de chevet. Le rangement est amplement suffisant en occupation double avec la présence de deux grands gardes-robes à l’entrée, dont l’un renfermant un coffre-fort, ainsi que d’une large commode s’étirant sur toute la longueur de la cabine adossée au grand hublot. 


Il y a aussi un coin maquillage avec petit comptoir, fauteuil, miroir et sèche-cheveux, un système de chauffage-climatisation (mais sans contrôle individuel), un téléviseur à écran plat offrant les principaux canaux français, une radio, un téléphone et la Wifi. La salle d’eau comporte toilette, douche et lavabo dans laquelle sont fournies serviettes, bonnets de douche, savon liquide, shampooing aux extraits d’Aloe Vera et gel pour le corps aux extraits de Guarana. Les cabines font l’objet d’un nettoyage quotidien, en cours de matinée quand les occupants sont en excursion.


Les six bateaux parmi les 55 que possède CroisiEurope parcourent le Danube dans le cadre de croisières allant de 5 à 13 jours au départ soit de Linz (Autriche), soit de Vienne (Autriche), soit de Budapest (Hongrie) et jusqu’en Mer Noire. Certains d'entre eux naviguent aussi sur les rivières Sava et Tisza, deux affluents du Danube.


Dans la catégorie Premium (5 ancres), ce sont le :

- MS Symphonie (construit en 1997, rénové en 2017)

- MS Vivaldi (construit en 2009)

Le MS Symphonie s’étire sur trois ponts et le MS Vivaldi sur quatre ponts avec une capacité respective de 106 et de 176 passagers.


Dans la catégorie Standard (4 ancres), ce sont le :

- MS Victor Hugo (construit en 2000, rénové en 2010)

- MS Modigliani (construit en 2001, rénové en 2011)

- MS Beethoven (construit en 2004, rénové en 2010)

- MS Europe (construit en 2006, rénové en 2017).

Notons que le MS Victor Hugo et le MS Modigliani disposent de trois ponts et les autres de quatre ponts avec une capacité variant de 94 à 180 passagers.


Itinéraire 

Jour 1 : Embarquement à Linz, Autriche (16h). Navigation vers Melk, Autriche (19h-02h).


Jour 2 : Visite Abbaye Melk (10h15-12h00). Navigation vers Vienne, Autriche (12h-18h). Concert de musique viennoise (19h30-22h). Escale de nuit à Vienne.


Jour 3 

Matin-Classique : visite du château de Schöenbrunn et tour de Vienne, Autriche (08h-12h). Dynamique : Visite des coulisses de la salle de spectacle Konzerthaus et dégustation d’une pâtisserie dans un café (08h-12h). 


Après-midi : navigation vers Bratislava, Slovaquie (12h30-16h). Classique : tour de Bratislava (16h-19h). Dynamique : randonnée dans les petites Carpates jusqu’aux ruines du château Devin (16h-19h).


Soir : navigation vers Budapest, Hongrie (19h-08h).


Jour 4 : Classique : tour de Budapest, Hongrie (08h30-12h). Dynamique : Budapest en vélo (09h-11h). Bains Gellers (14h-17h). Soirée folklorique hongroise (20h30-22h30). Navigation vers Kalosca (23h00-06h30).


Jour 5 : Découverte de la plaine hongroise la Puszta (08h-11h30). Navigation vers Mohacs (12h-16h). Contrôle de douane (16h-17h30). Navigation vers Novi Sad, Serbie (18h-03h).


Jour 6 : Classique : tour de Novi Dad, Serbie (08h-11h30). Dynamique : marche vers la forteresse Petrovaradin (08h30-11h30). Navigation vers Belgrade, Serbie (12h-17h30). Soirée folklorique (20h15-23h30). Escale de nuit à Belgrade.


Jour 7 : Classique : tour de Belgrade (8h-12h). Dynamique : Belgrade à vélo (08h-11h). Navigation vers Donji Milanovac, Serbie (12h-21h). Escale de nuit à Donji Milanovac.


Jour 8 : Navigation vers Rousse, Bulgarie (07h-07h le lendemain). Passage des Portes de fer (08h30-17h30).


Jour 9 : Visite de la vallée de Roussenki Lom, Bulgarie (08h30-12h). Tour de Rousse, Bulgarie (14h15-17h30). Escale de nuit à Rousse.


Jour 10 : Navigation vers Giurgui, Roumanie (05h30-07h). Tour de Bucarest (08h30-16h). Retour à bord à Fetesti, Roumanie (18h). Navigation vers Tulcea, Roumanie (18h-06h le lendemain).


Jour 11 : Découverte du delta du Danube : classique (bateau touristique) ou dynamique (bateau rapide) (14h-18h). Escale de nuit à Tulcea.


Jour 12 : Débarquement et transfert vers l’aéroport de Constanta, Roumanie. (09h-11h). Vol affrété Constanta-Strasbourg (15h-16h40). Vol affrété Strasbourg-Paris CDG (17h25-18h25).



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