Faits saillants

- En pré-croisière, deux jours à Siem Reap (quatrième plus grande ville du Cambodge située à proximité du complexe architectural d’Angkor), avec un programme chargé : visite de quatre temples et d’une dizaine d’ateliers artisanaux, promenade dans un marché regroupant une centaine d’échoppes, repas dans trois restaurants locaux, présentation d’un spectacle de cirque et séjour dans un bel hôtel.  


- En croisière, huit jours à bord du RV Indochine I sillonnant d’abord le plus grand lac d’Asie (Tonlé Sap), puis les méandres du Mékong (surnommé fleuve aux neuf dragons). 


- En post-croisière (supplément), un programme de sept jours dans le centre et le nord du Viêt Nam se terminant dans la baie d’Along, la plus belle du monde. Ou de quatre jours dans le nord du Viêt Nam. 


CAMBODGE

1. PRÉ-CROISIÈRE 

« Il faut faire attention aux attaques de macaques gourmands », me dit le chauffeur de notre bus en faisant référence à un panneau posé sur un arbre sur lequel figure un singe à l’allure agressive avec la mâchoire grande ouverte. Pour rigoler, le chauffeur mime même l’attaque sur moi ! En cette deuxième journée de notre voyage et en compagnie d’un guide d’une gentillesse et d’une prévenance toute cambodgienne, ce taquin de chauffeur nous conduit dans quatre des temples de l’immense complexe architectural d’Angkor, situé dans le nord-ouest du Cambodge. 


Au 12e siècle, Angkor était le plus grand centre urbain du monde. Aujourd’hui, c’est le principal lieu touristique du Cambodge en raison de la présence de ses innombrables temples. Angkor est aussi un lieu sacré de culte, de prière et de méditation pour les Bouddhistes. L’excursion débute par le vaste temple Ta Prohm, érigé dans les années 1100, dont les fondations sont aujourd’hui recouvertes par endroits par des fromagers, des arbres centenaires aux racines étonnamment tentaculaires. Notre passage coïncide avec la fête des Morts, en ce début de septembre 2017. Si bien que nous entendons les incantations de moines en toile de fond sonore ininterrompue durant notre visite de la pyramide Bayon. Construction imposante, elle est composée de 300 000 pièces de grès sculptées et d’une multitude de tours affichant un total de 172 visages de Bouddha. 


Les temples d’Angkor regorgent de divinités féminines en bas relief. Elles sont si finement sculptées dans le grès qu’on les surnomme les dentelles de pierre. D’autres les appellent joliment les femmes célestes. Au fil de notre promenade, nous constatons que certaines sculptures ont étonnamment résisté à l’usure du temps ou alors, elles ont été soigneusement restaurées. Dans l’une des nombreuses enceintes du Bayon, une divine Cambodgienne, bien réelle celle-là, en costume traditionnel et au maquillage impeccable malgré la chaleur et l’humidité accablantes, pose avec son futur mari. Peu après, nous traversons une rivière surmontée d’un pont bordé d’une succession d’autres divinités sculptées. Un autre couple se fait aussi photographier pour l’album-souvenir de leur futur mariage, cette fois-ci dans une embarcation traditionnelle à la belle structure élancée, de couleur dorée, surmontée d’une imposante tête d’oiseau à la proue.


Les rues menant aux différents temples sont soit grouillantes de vie, avec une multitude de comptoirs d’aliments et de souvenirs installés sous les frondaisons d’arbres imposants et tenus par des vendeurs, surtout des femmes, fort insistants auprès des touristes. Soit indolentes, avec tous ces gens, des hommes principalement, allongés sur des hamacs suspendus entre deux arbres, entre les barreaux à l’intérieur de leur tuk-tuk (tricycle motorisé) et même, entre un arbre et le pare-choc d’un bus !


2. CROISIÈRE 

L’heure de l’embarquement à bord du RV Indochine I a sonné. Peu après avoir quitté notre hôtel, l’autobus s’engage dans une route de campagne, longe des rizières, des maisons sur pilotis et des champs de fleurs de lotus, et aboutit au quai d’embarquement. Là, des marchands vendent en vrac crèmes glacées, sodas, sculptures sur bois, éventails, toutous en forme d’éléphants et alcool de vipères… avec scorpion et serpent à l’intérieur des bouteilles ! Puis, nous prenons place sur un petit bateau motorisé bruyant qui s’engage vaillamment sur le lac Tonlé Sap et qui passe au milieu d’un village sur pilotis où vivent des Vietnamiens, avec école, église, restaurant et…  ferme d’alligators ! 


Soudain, à l’horizon, le RV Indochine I apparait, tranquillement amarré au milieu de nulle part. Comme ce sera le cas au retour de chaque excursion, des membres d’équipage nous accueillent avec une serviette humide parfumée (citronnelle, fraises, lavande, etc.) et une boisson (nouvelle saveur chaque jour comme fleur de lotus, jasmin, menthe, etc.) bien froides et plus que bienvenues.


La procédure d’enregistrement est réduite à sa plus simple expression. La clé de notre cabine nous est remis illico, nous empruntons un petit escalier en colimaçon, puis l’étroite promenade du pont supérieur ou principal pour se rendre dans notre chez-soi flottant. Les 24 cabines sont spacieuses (16 mètres carrés), lumineuses (grâce à deux grandes fenêtres) et confortables (avec deux lits simples pouvant être rapprochés). Des serviettes avec le logo de la Compagnie Fluviale du Mékong by CroisiEurope ont été déposées sur les lits et, charmante attention pour souligner notre arrivée, une orchidée mauve sur l’oreiller. Des peignoirs, de petits sacs en bandoulière servant à transporter une bouteille d’eau glacée fournie à chaque départ d’excursion et un grand sac pour la blanchisserie sont suspendus au mur jouxtant la porte battante de la salle de bain. Le plancher, la section inférieure des murs, la table de travail et l’armoire de rangement sont en teck - ce bois sombre qui crée une environnement chaleureux -, tandis que les murs et les plafonds sont en natte de couleur beige pâle. L’armoire contient un coffre-fort, un sèche-cheveux et… un vaporisateur tue-insectes ! Que l’on devra obligatoirement utiliser si on laisse la lumière de notre cabine allumée durant notre absence, nous prévient la directrice de croisière. La salle de bain aux murs tout en teck renferme lavabo, toilette, douche et produits d’hygiène (savon, gel douche et après shampoing) de la marque cambodgienne U Collection. 


On peut, en supplément, se faire masser, parfois même dans l’intimité de sa cabine, par une masseuse d’expérience selon trois formules : thaï, khmer ou aux huiles (lavande, citronnelle ou fleur de jasmin). Mais il faut réserver à l’avance, car les créneaux horaires sont limités. Le service de blanchisserie est en supplément, là aussi à des tarifs raisonnables. L’écrasante humidité incite les passagers à l’utiliser dès le troisième jour de croisière. La climatisation est réglable à sa convenance dans les cabines; en ce qui me concerne, elle sera à puissance maximale durant toute la durée de la croisière. L’eau courante à bord n’est pas potable, si bien que l’on nous avertit de se brosser les dents avec l’eau embouteillée d’une marque locale mise à disposition dans notre cabine. Même les cuisiniers n’utilisent que de l’eau embouteillée. Les passagers ont par ailleurs accès en tout temps et sans frais aux bouteilles d’eau du frigidaire placé à l’entrée du salon bar. 


Le RV Indochine I dégage une ambiance surannée, avec ses murs décorés de-ci, de-là de sculptures murales en bois ou de tableaux laqués reproduisant des scènes de la vie vietnamienne. Deux grands bouquets de fleurs trônent aux extrémités du bar et quelques décorations florales ajoutent de belles couleurs et odeurs à travers le navire, comme celle recouverte à sa base par un chapeau conique en osier, le couvre-chef vietnamien traditionnel.


Aménagé vers l’avant du pont soleil, le salon-bar est le pivot de la vie sociale du navire. Là sont présentés quotidiennement des films se déroulant en Asie et quelques conférences sur différentes aspects des deux pays visités. Là se trouvent le bar avec une carte payante, se vendent des souvenirs locaux - sacs, poteries, foulards, sculptures, etc. -, et se prêtent romans, beaux livres sur les régions visitées et jeux de société. 


Outre le salon-bar, trois zones extérieures complètent le pont soleil. La première, la plus fréquentée, protégée du soleil par une grande toile avec tables, chaises, machine à café, sachets de thé et biscuits à volonté. La deuxième, tout à l’arrière du navire, avec une dizaine de longs fauteuils séparés en deux rangées par des plantes décoratives. La troisième, à l’avant du navire, la plus intimiste et peu fréquentée, avec une dizaine de chaises en osier. On peut aussi se perdre dans l’infini de l’horizon confortablement assis à l’avant de la promenade du pont supérieur. 


Au poste de pilotage, le commandant et son assistant naviguent à vue et utilisent, au besoin, le soir, un puissant projecteur mobile. Par moments, le matelot tient la barre avec son pied gauche, pratique courante sous ces latitudes. La nuit, soit le navire est amarré à quai, soit il est ancré quelque part sur le lac ou le fleuve.


La Wi-Fi est théoriquement disponible sur tout le navire, mais ce ne sera pas le cas dans ma cabine. La connexion se fera seulement au salon-bar, jamais la nuit parce que l’équipage ferme carrément le réseau, pas toujours le jour et souvent à une vitesse trop lente, même dans une grande ville comme Ho Chi Minh, pour pouvoir envoyer ou recevoir des courriels. 


Compagnie alsacienne qui a vu le jour en 1976, CroisiEurope est présente en Asie depuis 2011. Elle a commencé par affréter le RV Indochine I d’une capacité de 48 passagers auprès de la Compagnie Fluviale du Mékong. Elle est devenue propriétaire des quatre navires de cette compagnie en 2014 (tous des trois ponts classés quatre ancres d’une capacité allant de 20 à 44 passagers). CroisiEurope a lancé en septembre 2017 le RV Indochine II, un quatre ponts classé cinq ancres d’une capacité de 60 passagers. Ces cinq navires naviguent de Siem Reap à Ho-Chi-Minh-Ville et vice-versa, entre les mois d’août et d’avril, les eaux étant trop basses le reste de l’année. 


En cette première journée de croisière, le RV Indochine I s’est mis en route très tôt, dès les premières lueurs du soleil. Comme nous sommes en période des hautes eaux (généralement d’août à fin novembre), la traversée du lac Tonlé Sap est assurée par le navire en une dizaine d’heures. Par contre, la traversée se fait en bateaux rapides en période de basses eaux (généralement de décembre à février, durée quatre heures) et en autobus climatisé en période de très basses eaux (généralement de février à avril, durée cinq heures). La superficie du lac Tonlé Sap explose en période des hautes eaux. Il atteint alors 13 000 kilomètres carrés et ses eaux dépassent les 10 mètres de hauteur en fin de mousson comparativement à 3 000 kilomètres carrés et un mètre en période sèche. Le lac Tonlé Sap représente l’une des zones de pêche d’eau douce les prolifiques au monde avec 250 000 tonnes de prise annuelle, une providence pour les trois millions de Cambodgiens qui vivent tout autour de ses rives. 


Du pont soleil, nous sommes aux premières loges de la vie extraordinairement calme à fleur d’eau avec comme seuls compagnons, en ce début de journée, de jacinthes d’eau qui se déplacent à bonne allure sous la force du courant. Une des deux guides cambodgiennes en profite pour faire son tai-chi quotidien dans ce décor d’une rare sérénité. À mesure que nous nous approchons de notre première escale -, le port de Kampong Chhang pour visiter de petites fabriques familiales de poterie utilitaire -,  les embarcations se multiplient sur le lac. Alors que nous sommes à table pour le repas du midi, nous apercevons de plus en plus de maisons sur le lac, parfois isolées, parfois regroupées en un village complet, avec une succession de montagnes en arrière-plan. 


Comme toujours avec CroisiEurope, la logistique est rodée au quart de tour, particulièrement au chapitre des excursions, une quinzaine en tout, toutes incluses dans le prix de la croisière (de même que les pourboires). Certaines sont brèves, d’une durée d’une heure et demie à trois heures quand l’endroit visité se trouve à proximité du navire. Quelques-unes s’étirent sur une journée entière : visite de quelques-uns des temples d’Angkor ou survol des attraits majeurs de Phnom Penh et d’Ho-Chi-Minh-Ville. Des excursions sont axées sur la découverte des lieux culturels et touristiques incontournables (temples, pagodes, palais, musées, résidences coloniales, marchés). D’autres se concentrent sur l’artisanat (ateliers de sculpture sur bois ou de cuivre gravé en argent, fabriques de laques, etc.) ou sur une pratique locale (ferme piscicole ou d’apiculture, fabrique de riz soufflé et d’alcool de riz). Quelques excursions incluent un transport local (char à boeufs, tricycle motorisé, sampan ainsi que cyclo-pousse et jonque en post-croisière) ou comportent une activité culturelle (spectacle de cirque ou de marionnettes sur l’eau). Une excursion se déroulant en zone rurale constitue une immersion dans la vie quotidienne des habitants : les passagers se retrouvent à l’intérieur d’une pagode à l’heure de la prière et des offrandes, et au milieu d’une cérémonie funéraire.


Une prestation inhabituelle est incluse dans le prix de la croisière : le nettoyage des souliers ! C’est que les routes en terre sont légion et que la poussière est omniprésente en campagne. Nous avons joué de chance, la pluie s’est abattue à quelques reprises, mais seulement durant la nuit ou très tôt le matin, alors pas de boue à enlever de nos souliers. 


Il y a aussi cette pratique, originale et fort sympathique, tout au long de la croisière : un membre d’équipage fait le tour des promenades ceinturant les cabines des ponts principal et supérieur en frappant sur un gong, histoire d’avertir les passagers qu’il est temps de passer à table ou de partir en excursion. Monsieur Gong, comme on le surnomme, fait partie de l’équipage aguerri de 27 membres d’origine cambodgienne et vietnamienne, encadrée par une directrice de croisière française. 


Tous les matins, quelques-uns des membres d’équipage s’activent à nettoyer les espaces publics et, après la pluie, à assécher les planchers extérieurs en bois à l’aide d’une serpillière. La langue à bord est le français, quoique certains des serveurs et serveuses ne parlent qu’anglais. La fourchette d’âge des 48 passagers de notre croisière affichant complet oscille entre 28 et 88 ans. Tous proviennent de France, sauf votre humble serviteur, une passagère de Suisse et un couple de Colombie à qui un guide parlant espagnol leur est attribué tout au long de la croisière. 


Nous voilà à Phnom Penh, la fébrile capitale du Cambodge aux antipodes de la douceur de vivre ressentie à Siem Reap. Le programme est là encore chargé au cours de notre séjour d’une journée et demie : promenade en tricycle motorisé dans les grandes artères à l’heure de pointe hyper chaotique, spectacle de danse traditionnelle Apsara donné par des jeunes orphelins à bord du navire, visite des principaux lieux culturels dont le Palais royal et le Musée National, autre repas dans un restaurant local, celui-là à une terrasse donnant directement sur la rivière Tonlé Sap.  


Le moment le plus émouvant et éprouvant de la croisière est la visite du S21, un lycée transformé de 1975 à 1979 en un camp de la mort par l’ancien régime sanguinaire des Khmers rouges et, aujourd’hui, en un mémorial sur le génocide cambodgien. Là, plus de 20 000 prisonniers, y compris des enfants, ont été battus, le plus souvent avec des cannes en rotin, torturés avec une férocité sadique,  assassinés. Dont le père de notre guide… Elle nous confie avoir perdu toute sa famille élargie, à l’exception de sa mère. Seules sept personnes ont survécu à l’enfer du S21… Au total, on estime à 1,7 million - soit plus de 20% de la population de l’époque -, le nombre de Cambodgiens qui ont perdu la vie sous ce régime politique dément qui voulait, comme trop souvent dans l’histoire, créer un Homme nouveau.


VIÊT NAM

Fleuve mythique, le Mékong ne se laisse découvrir que depuis une dizaine d’années seulement en croisière. Il prend naissance dans les hauteurs de l’Himalaya à plus de 5 000 mètres et termine sa course 4 900 kilomètres plus loin dans le sud de la mer de Chine après avoir parcouru six pays (Chine, Myanmar, Laos, Thaïlande, Cambodge et Viêt Nam). Au total, le RV Indochine I et II naviguent sur une distance d’environ 500 kilomètres sur le Mékong.


À peine sommes-nous entrés dans le territoire vietnamien que le RV Indochine I s’engage dans un canal conduisant à la ville de Chau Doc. Là, les rives sont très animées, avec une succession de maisonnettes sur pilotis et de grands hangars en tôle. Pour la première fois depuis le début de la croisière, la sirène du RV Indochine I retentit à intervalles réguliers. Car nous croisons un grand nombre d’embarcations de toutes tailles, barques de pêcheurs, traversiers, péniches de transport de marchandises, voire de conteneurs… Pour la première fois aussi, une brise rafraîchissante circule entre les ponts. 


Dès la première excursion (au sommet du mont Sam d’où nous avons une vue panoramique sur les rizières à perte de vue), nous sentons que nous sommes dans un nouveau pays. Les Vietnamiens sont plus réservés et moins souriants, du moins au premier abord, que les Cambodgiens. Le pays semble plus ordonné, la vie plus frénétique, les lieux de culte plus variés et colorés, comme la pagode Tay An avec une section orange et une autre rose !


Dans la partie vietnamienne, le Mékong est surnommé le fleuve au neuf dragons du fait qu’il comporte neuf bras formant l’un des deltas les plus grands du monde. Nous y visitons brièvement l’une des 500 fermes piscicoles de cette région. Le Mékong joue par ailleurs le rôle vital de grenier à riz, occupant 15 millions de personnes qui y récoltent la nourriture essentielle des 95 millions d’habitants du Viêt Nam. 


La portion vietnamienne de la croisière comprend cinq escales avec deux nouveaux guides qui ont embarqué à la frontière. L’une des excursions nous conduit au marché de Sa Dec, assurément le plus agité que j’ai vu dans ma vie. Imaginez une ribambelle de motos qui circulent carrément à travers les centaines d’étals aménagés directement sur le sol avec des montagnes de légumes, de poissons, crabes, grenouilles encore vivants gigotant dans leurs contenants… Ajoutez le soleil aveuglant, le boucan, la fumée, les odeurs, certains nauséabondes comme je ne sais pas trop quoi, certaines familières comme la citronnelle… Rarement nos sens sont à ce point sollicités tous en même temps. 


Sensation totalement inverse le lendemain matin à l’île Thoi Son dans laquelle règne un calme quasi absolu. Nous arpentons la petite route principale à pied, achetons quelques souvenirs dont de beaux sacs faits main pour une poignée de dollars, circulons sur la route fluviale en sampan non motorisé, et dégustons miel local et fruits exotiques, dont le ramboutan et la sapotille, tout en écoutant des chanteuses aux voix stridentes accompagnées par un guitariste et une joueuse de sitar vietnamienne.


À vue d’oeil, le Mékong s’industrialise à fur et à mesure que nous nous approchons de notre destination finale, Ho-Chi-Minh-Ville. C’est particulièrement vrai sur le canal Chao Gao : les péniches et barges s’y déplacent littéralement à la queue-leu-leu, certaines refont le plein à des stations service sur pilotis. L’horizon se peuple d’un nombre inouï de grues et de tours résidentielles dans les derniers kilomètres précédant Ho-Chi-Minh-Ville. Comme si c’était arrangé avec le gars des vues, notre arrivée coïncide avec un splendide coucher du soleil qui met encore plus en relief le Bourgeon du Lotus, cet édifice de 68 étages appartenant à une riche famille vietnamienne qui trône sur la rive gauche du Mékong.


Pour les deux dernières nuits de la croisière, le RV Indochine I est amarré à Ho-Chi-Minh-Ville. Mais ses habitants (treize millions comparativement à 15 pour l’ensemble du Cambodge) persistent à appeler leur ville Saïgon, son nom d’avant la guerre du Viêt Nam. À l’ombre de bâtiments de style colonial - rappel de la longue présence française -, et de grands panneaux de publicité occidentale ou de propagande communiste, six millions de scooters circulent dans un étrange chaos discipliné. 


Au programme, en notre dernière journée de croisière : visite de la Poste centrale construite par Eiffel (et achats possibles dans les deux boutiques attenantes), spectacle de marionnettes sur l’eau et musée d’histoire de Ho-Chi-Minh-Ville (et ses trois boutiques). Après une période de répit sur le navire, retour en ville pour d’ultimes achats de souvenirs dans une fabrique artisanale de laques et au marché Ben Trahn. Pour le tout dernier repas de la portion croisière, nous mangeons dans un établissement chargé d’histoire -  et d’intrigues -, le restaurant du Majestic. Cet hôtel légendaire est réputé avoir servi, durant la guerre du Viêt Nam, de point de chute des correspondants étrangers et… de nid d’espions !


Pareil voyage n’est pas conseillé aux personnes à mobilité réduite. Les rives du fleuve Mékong peuvent en effet devenir très pentues et glissantes. Certaines excursions comportent beaucoup de marches à pied, parfois sur des sols inégaux comme à l’intérieur des temples d’Angkor. Sans oublier la passerelle du RV Indochine I reliant la terre ferme qui est parfois installé avec un fort degré d’inclinaison. Compte tenu qu’il n’y a pas de quai dans tous les lieux d’escale, le navire ne peut pas s’amarrer en parallèle. Le commandant place plutôt la proue du navire en position diagonale par rapport à la terre et les passagers débarquent alors par l’avant du navire plutôt que par le côté.  


Pareil voyage n’est pas conseillé non plus aux personnes peu ou pas du tout résistantes (comme moi) à la forte humidité (jusqu’à 96%) qui engendre une pénible moiteur constante amplifiée par la chaleur (dans les 35-45°). Ces conditions ont généralement cours entre les mois de mai et de novembre en Asie du sud-est. En saison sèche, les températures sont généralement plus clémentes (25-35°), mais l'atmosphère reste relativement humide. Pour ma part, c’était la première fois que je voyageais dans de telles conditions d’humidité. Je n’ai pu suivre le tempo lors des excursions d’une journée qui, étonnamment, ne comportait aucune temps de repos. Complètement trempé, essoufflé, assommé, je n’ai pas été en état physique d’apprécier à leur juste valeur des trésors architecturaux comme les temples d’Angkor ou le palais royal de Phnom Penh. Je me suis même senti suffoquer à l’intérieur d’endroits peu aérés comme le marché central de Phnom Penh ou le temple vietnamien de Ba Chui Xu. 


3. POST-CROISIÈRE 

Centre du Viêt Nam

Des 48 passagers du RV Indochine I, neuf ont opté pour l’extension de quatre jours dans le nord du Viêt Nam, et trois pour celle de sept jours dans le centre et le nord du pays. En regard de la température, notre trio demande un programme d’excursion allégé avec, en milieu de journée, une pause rafraîchissement à notre hôtel.


Si le sud du Viêt Nam fourmille de rizières, le centre recèle un fabuleux patrimoine archéologique. Que ce soit à Hué, Da Nang, Hoi An ou My Son, les quatre villes visitées dans le cadre de la première partie du programme post-croisière. Capitale du Viêt Nam de 1802 jusqu’en 1945 sous la dynastie Nguyen, Hué abrite la Cité Interdite, un lieu éblouissant comprenant 147 édifices dont l’imposant palais de l’Harmonie Suprême. Notre guide nous livre quelques statistiques étonnantes : en 21 ans de règne, l’un des empereurs eut en cadeaux quelque 500 concubines... et fit 142 enfants ! Un autre empereur demanda que l’on construise une résidence secondaire non loin de la Cité Interdite dans un parc de 12 hectares agrémenté de bassins d’eau et incluant son tombeau qui, à lui seul, requit le travail acharné de 3000 personnes durant trois ans !


À Da Nang, nous visitons le Musée de la sculpture cham qui présente une collection d’oeuvres très raffinées en pierre de sable, en terre cuite ou en cuivre datant d’aussi loin que du 4e siècle fabriquées par les habitants du royaume Champa qui a été absorbé par le Viêt Nam. Da Nang est aussi une ville balnéaire avec une plage de sable blanc interminable. Une section est fréquentée par les Vietnamiens tôt le matin et en fin de journée afin de ne pas bronzer, une autre section fourmillant de complexes hôteliers par des touristes sud-coréens, russes et chinois.


Hoi An est un ancien port exceptionnellement bien préservé. Elle a été très prospère au 15e siècle en raison de sa location sur la route maritime du commerce de la soie. L’ensablement de la rivière Thu Bon a provoqué son déclin. Ne jouant plus un rôle majeur dans l’économie du pays, elle a été oubliée - et donc pas bombardée - durant la guerre du Viêt Nam, dit notre guide originaire de cette ville. Aujourd’hui, des dizaines de sampans colorés attendent patiemment les touristes et d’autres embarcations alimentent le fébrile marché aux poissons. Les rues de la vieille ville sont bardées de lanternes d’une variété inouïe de formes et de couleurs - certaines unies, d’autres avec des motifs ou des animaux qui, une fois illuminées le soir venu, créent une singulière ambiance. Partout, de vieilles maisons en bois aux façades jaunes et aux volets turquoises - plus de 800, certaines datant du 17e siècle -, sont transformées en cafés, librairies, ateliers de broderie ou de peinture, commerces en tout genre dont beaucoup proposant des vêtements féminins. L’architecture illustre les multiples influences qu’a connues Hoi An, principalement chinoise, japonaise, française et aussi, portugaise et britannique. Subitement, au détour d’une rue, surgissent de petits restaurants familiaux, des terrasses ombragées aux chaises et tables basses, et le magnifique pont-pagode couvert japonais Lai Vien (pont des amis des pays lointains) construit en 1593.


Considérée comme le coeur du royaume hindoue Champa, la vallée My Son, qui a connu son apogée au 12e siècle, est l’un des sites touristiques les plus importants du Sud-Est asiatique, malgré qu’une bonne partie des bâtiments ait été détruit par les bombardements américains lors de la guerre du Viêt Nam. Le site étant enfouie profondément dans la forêt, notre trio n’a pas eu le courage de s’y rendre…


Nord du Viêt Nam

C’est un passage touristique obligé dans la capitale du Viêt nam, Hanoi : la visite du mausolée de Ho Chi Minh - un site démesuré reflétant le culte de la personnalité voué à ce dirigeant politique communiste qui a fondé la République démocratique du Viêt Nam -, ainsi que sa maison de fonction et sa maison de retraite aménagées en face d’un lac dans un superbe boisé. Pour s’y rendre, nous passons par le quartier des ambassades, chacune est gardée par un soldat vietnamien à côté duquel se trouve systématiquement un grand ventilateur sur pied ! Puis, nous allons dans le quartier des 36 corporations, la plus ancienne zone commerçante de Hanoi, avec des centaines de boutiques spécialisées (friandises, bambous, montres, etc.), des vendeurs de beignets, des cuisines de ruelles, des galeries d’art, des commerces de souvenirs… 


Nous terminons cette courte visite de Hanoï par le temple de la Littérature ayant servant à partir de 1070 d’académie confucéenne, là où les fils de mandarins et d’aristocrates recevaient une formation poussée pour devenir lettrés et fonctionnaires. Aménagé dans un magnifique parc, le temple est divisé en cinq cours. La troisième a retenu notre attention avec ses nombreuses stèles de pierre reposant sur la carapace de tortues, symbole de l’union de la terre et du ciel, disposées devant le lac au nom imagé de la clarté céleste. Une suggestion : demeurer au moins une journée supplémentaire  à Hanoï après la fin du programme post croisière pour découvrir davantage la capitale vietnamienne et alléger la journée de retour au bercail.


Et voilà le clou du voyage : la croisière de 24 heures à bord de l’une des quelque 600 jonques qui sillonnent les eaux émeraudes d’une petite partie de l’extraordinaire baie d’Along parsemée de quelque 1500 îles, criques enchanteresses et pitons fantasmatiques. Sur le lit des 14 cabines du Paradise Luxury III de la compagnie vietnamienne Paradise Cruise ont été déposées des Bao De, des robes-tuniques à motif de couleur vive (jaune, rouge, bleue) que les passagers des deux sexes sont invités à porter durant le dîner. Au programme : promenade d’une heure dans la plus grande grotte de la baie (pour autant que l’on se sent d’attaque pour gravir et descendre quelques 700 marches), massages divers (en supplément), démonstration culinaire à partir du vin de riz, pêche nocturne au calmar à l’arrière du pont inférieur, tai-chi matinal sur le pont soleil suivie d’une baignade dans l’une des deux plages (artificielles) de la baie. Le moment inoubliable est certainement quand, au soleil couchant, le pont soleil du Paradise Luxury III, jusqu’alors désert, est envahi par les passagers qui, un cocktail à la main, perdent la notion du temps en admirant l’hypnotisant paysage de la plus belle baie du monde. 


GASTRONOMIE 

Omelette cambodgienne (légumes enroulés dans une sorte de pain pita vert), morceaux de jacquier (fruit exotique à la chair fibreuse), okra grillé (légume à la peau comestible), patates douces au sucre de palme, banhbo (gâteau au citron cuit dans une feuille de palme)… Voilà de belles découvertes culinaires au restaurant du RV Indochine I. 


Sur le navire, les repas du matin et du midi sont en formule buffet tandis que le repas du soir comporte généralement quatre services : entrée, potage, plat principal et dessert. Parfois, nous devons choisir entre trois plats principaux, parfois ils nous sont tous servis en même temps. Bières, sodas, eau, café et thé sont inclus, mais pas le vin. Aucune table n’est attribuée, on peut en changer au gré des rencontres et affinités. Les repas se prennent autour de grandes tables rectangulaires pour six ou huit personnes. Le soir venu, elles sont ornées de splendides chemins de table brodés avec les inévitables éléphants sur fond de nappe rouge vif. 


Le petit déjeuner en style buffet est particulièrement copieux : oeufs faits au fur et à mesure à notre goût,  soupes, saucisses, pommes de terre, croissants, pains chocolat et raisin, céréales, fromage et viande froide, concombre,  salade de fruits, miel, confitures de fraises et d’ananas, jus de pastèque frais en alternance avec jus d’ananas frais, jus d’orange, de pomme et de pêches. Et parfois, mini pain perdu, petites gaufres ou crêpes…


À titre d’exemple, voici le menu du repas du midi de la première journée de croisière : salade de porc grillé. Sauces cocktail, française ou khmer pour accompagner légumes et salades. Soupe aux boulettes de poisson. Wok de germes de soja à la ciboulette. Porc teriyaki et poulet BBQ. Riz blanc, ail et chili frais, sauce soja ou au poisson.


Il y a eu quelques clins d’oeil à la cuisine occidentale au cours de la croisière. Sous forme d’entrées (soupe à la crème d’épinards, velouté de tomate), de quelques plats principaux (pizza aux fruits de mer, lasagne aux légumes, poitrine de poulet farci au fromage et épinard, filet de boeuf au poivre vert et magret de canard sauce hoisin) et de desserts (crêpes aux fruits, crème caramel, assortiment de glaces).


Un regret : l’absence d’un menu comportant une brève description de chacun des plats servis à bord comme le filet de poisson Tonlé Sap, la soupe Ho Chi Minh, le boeuf grillé aux cinq épices…


En préambule à Siem Reap, au Cambodge, et en extension dans le centre et le nord du Viêt Nam, les petits déjeuners se prennent en mode buffet à l’hôtel et la majeure partie des repas du midi et du soir dans des restaurants locaux. Le menu comporte environ huit plats servis soit en petites portions, soit en grande assiette commune, dans une séquence inhabituelle pour nous : le potage en deuxième plat, et les légumes et le riz tout juste avant le dessert. Les portions sont tellement généreuses que rarement notre trio consomme tout ce qui est déposé sur la table. Autant les menus étaient variés à bord du RV Indochine I, autant il y a redondance d’un menu à l’autre des restaurants, si bien qu’un soir, notre trio a demandé un steak frites ! Voici le menu d’un des restaurants locaux de Siam Reap : salade de mangues vertes avec poisson fumé et rouleau de printemps. Soupe de citrouille. Plat principal composé de riz à la vapeur, de boeuf Loc Lac, de poulet mariné grillé sur tige de sucre de canne et d’Amok de poissons dans sa feuille de banane. Dessert sous forme de fruits de saisons dont un morceau de pitaya et de Chék Katis (pudding tapioca à la banane), le tout accompagné d’une bière locale ou d’un soda et couronné par un thé ou café.


ITINÉRAIRE DÉTAILLÉ 

1. PRÉ-CROISIÈRE

JOUR 1 : SIEM REAP - ANGKOR (Cambodge)

12h00 : Dîner hôtel Lotus Blanc

15h30-17h30: Senteurs (manufacture de bougies, savons et épices) et artisans d’Angkor (sculpture sur bois et sur pierre). 

17h30-18h30 : Marché Angkor. 

19h00-20h15 : Souper restaurant Cham Pey. 

Nuit hôtel Lotus Blanc.


JOUR 2 : SIEM REAP - ANGKOR

08h00-12h00 : Temple Ta Prohm, ancienne cité impériale Angkor Thom et pyramide Bayon. 

12h15-13h30 : Dîner restaurant Asian Square. 

13h45-16h30: Temple Angkor Wat.

17h30-22h00 : Spectacle cirque Phare. Souper restaurant Viroth’s. 

Nuit hôtel Lotus Blanc.


2. CROISIÈRE

JOUR 3 : SIEM REAP - LAC TONLÉ SAP

08h00-11h00 : Temple Bandey Srei.

12h00 : Dîner hôtel Lotus Blanc. 

13h00 : Transfert par bus et bateau.

14h30 : Embarquement RV Indochine I. 

Nuit à bord. 


JOUR 4 : LAC TONLÉ SAP - KAMPONG CHHNANG - KAMPONG TRALACH

05h30-14h00 : Traversée lac Tonlé Sap.  

14h00-17h30 : Ville Kampong Chhnang, fabricants de poterie. 

17h30-21h00 : Navigation vers Kampong Tralach. 

Nuit à bord.


JOUR 5 : KAMPONG TRALACH - KOH CHEN - PHNOM PENH

08h00-10h00 : Déplacement char à bœufs jusqu’à pagode Wat Leu.

10h00-11h00 : Navigation vers Koh Chen.

11h00-12h30 : Village Koh Chen, artisans cuivre gravé en argent.

13h00-14h30 : Navigation vers Phnom Penh.

16h30-18h00 : Promenade en tuk tuk (tricycle motorisé) Phnom Penh.

18h00-19h00 : Spectacle de danse Apsara à bord du navire. 

Nuit à bord.


JOUR 6 : PHNOM PENH

08h15-12h00 : Palais Royal, pagode d’Argent et musée National.

12h15-13h30 : Dîner restaurant Le Titanic. 

14h00-15h30 : S21-Mémorial génocide des Khmers rouges.

15h45-16h30 : Marché central. 

17h00-22h00 : Navigation vers Vietnam.

Nuit à bord.


JOUR 7 : PHNOM PENH- (Frontière Viêt Nam) - CHAU DOC - SA DEC

08h00 : Reprise navigation vers Vietnam. 

10h30-13h00 : Transfert mont Sam, temple Ba Chua Xu et pagode Tay An. 

14h30-15h30 : Du village Chau Doc, transfert ferme piscicole. 

15h30-20h00 : Navigation vers Sa Dec. 

Nuit à bord.


JOUR 8 : SA DEC - VINH LONG - CAI BE

06h00 : Reprise navigation vers Sa Dec.

08h30-11h30 : Ville Sa Dec, temple chinois Kien An Cung, ancienne demeure amant romancière Marguerite Duras et marché local.

11h30-14h00 : Navigation vers Vinh Long. 

14h00-17h30 : Transfert ville Vinh Long, fabrique briques et poteries. Transfert ville Cai Be, fabrique galette et alcool de riz. 

17h30-20h00 : Navigation vers My Tho. 

Nuit à bord.


JOUR 9 : MY THO - HO-CHI-MINH VILLE (Saigon)

06h30-07h00 : Reprise navigation, arrivée My Tho

07h00-10h00 : Transfert île Thoi Son, promenade sampan, ferme apiculture et dégustation fruits exotiques.  

10h00 : Navigation vers Hô-Chi-Minh Ville.

11h00-13h00 : Navigation canal Chao Gao. 

18h00 : Arrivée Hô-Chi-Minh-Ville.

Nuit à bord.


JOUR 10 : HO-CHI-MINH-VILLE (Saigon) :

08h00-12h00 : Poste centrale, spectacle marionnettes sur l’eau, musée histoire Ho-Chi-Minh-Ville. 

14h00-17h00 : Fabrique de laques, marché Ben Tranh. 

Nuit à bord.


3. POST-CROISIÈRE (Extension sept jours)

JOUR 11 : HO-CHI-MINH-VILLE - HUÉ

08h00 : Débarquement. 

08h00-12h00 : Quartier chinois Cholon, temple Thien Hau.

11h30-12h30 : Dîner restaurant Hôtel Majestic. 

12h30-13h15 : Transfert aéroport Hô-Chi-Minh-Ville.

16h45-18h15 : Vol vers Hué. 

19h00 : Souper et nuit hôtel Saigon Morin.


JOUR 12 : HUÉ

08h30-12h00 : Cité impériale, pagode Tu Hieu, bateau rivière des Parfums. 

12h30-14h00 : Dîner Restaurant La Pines. 

14h00 -15h00 : Mausolée Tu Duc. 

19h30-20h30 : Souper restaurant Ythao Garden.

Nuit hôtel Saigon Morin.


JOUR 13 : HUÉ - DA NANG - HOI AN

08h30-11h30 : Transfert Hué-Da Nang.

11h30-12h30 : Musée sculpture cham.

12h30-13h30 : Dîner restaurant Blue Whale. 

13h45-14h15 : Montagne marbre blanc.

14h15-15h00 : Transfert Da Nang-Hoi An. 

18h00-19h00 : Vieille ville Hoï An, pont-pagode couvert japonais Lai Vien. 

19h30-20h30 : Souper restaurant Dao Tien. 

Nuit hôtel Hoi An Historic.


JOUR 14 : HOI AN - MY SON - HOI AN

08h00-12h00 : Vallée My Son. 

12h00 : Dîner restaurant Citronnella. 

PM : Hoi An Beach Resort.

19h00 : Souper restaurant Home Hoi An. 

Nuit hôtel Hoi An Historic.


JOUR 15 : HOI AN - DA NANG - HANOI

07h15-08h00 : Transfert aéroport Da Nang.

09h30-11h00 : Vol vers Hanoï. 

12h00 : Dîner restaurant Lamblot. 

15h15-18h15 : Mausolée Ho Chi Minh, quartiers 36 corporations et ambassades,  temple Littérature.

Souper restaurant Wild Lotus. 

Nuit hôtel Conifer.


JOUR 16 : HANOI - BAIE D'ALONG

07h45-11h45 : Transfert vers baie d'Along. 

12h15 : Embarquement jonque Paradise Luxury III.

13h00-14h00 : Diner occidental.

14h30-15h30 : Navigation baie d’Along.

15h30-17h00 : Grotte Sun Sot.  

18h00-19h00 : Démonstration de cuisine avec vin de riz.

19h30-22h00 : Souper vietnamien.

Nuit à l’ancre


JOUR 17 : BAIE D'ALONG – HANOI 

06h30 : Tai-chi pont soleil.

07h30-08h30 : Baignade Île Titov.

10h30 : Débarquement.

10h45-14h30:  Transfert vers Hanoi. 

16h30-17h30: Transfert Aéroport Hanoi. Ne pas prévoir de vol avant 20h00.


PRATIQUE

- Visas : Visa obligatoire pour les deux pays visités durant la croisière. Pour le Cambodge, faire la demande en ligne à https://www.evisa.gov.kh/   Coût : 36$US. Pour le Vietnam, s’adresser à une organisation comme XpressVisa.ca.


- Vaccins : Pas obligatoire, mais il est conseillé d'être en règle avec ses vaccinations (tétanos, poliomyélite, hépatite A et B, diphtérie et la fièvre  typhoïde). Traitement anti-paludéen à vérifier avec son médecin traitant. 


- Monnaie et mode de paiement : Dollar américain, mais parfois la monnaie est rendue en argent locale. Pour éviter ce problème, obtenir de monnaie locale avant de partir ou en arrivant à l’aéroport. Carte de crédit Visa et MasterCard acceptés à bord.


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