« Bien, maintenant, nous allons trabouler », dit la sympathique guide d’origine lyonnaise après que nous ayons visité la basilique Notre-Dame de Fourvière, imposant édifice vieux de 200 ans qui surplombe la capitale française de la gastronomie. 


Trabouler ? Il s’agit de se promener dans d’étroites ruelles construites entre les hautes demeures de Saint-Jean, le plus touristique des trois quartiers du vieux Lyon avec sa ribambelle de boutiques et de petits restaurants. Notre guide nous amène dans « la longue traboule », une sombre ruelle recouverte qui serpente à travers quatre immeubles et quatre cours intérieures différents. Les premières traboules ont été construites au 4e siècle lorsque les habitants manquant d’eau se sont installés dans la ville basse de la Saône, l’un des deux fleuves qui traverse Lyon. L’autobus d’excursion longe ensuite le Rhône pour rejoindre notre navire, le MS Camargue, comme tout neuf, puisqu’il a été totalement rénové en 2015, vingt ans après sa mise en service.


Voilà une belle entrée en matière de cette croisière de sept nuits de CroisiEurope partant et revenant sur Lyon. Elle comporte huit excursions guidées, dont cinq se déroulant à pied, qui sont principalement axées sur la découverte de lieux historiques et d’édifices religieux de la Bourgogne et de la Provence. Citons l’abbaye de Cluny, la cathédrale Saint-Maurice et le théâtre antique de Vienne, l’amphithéâtre romain d’Arles, le palais des papes d’Avignon ou encore, la maison des chevaliers de Viviers. 


Tout est compris dans le prix des croisières de CroisiEurope, sauf les excursions que l’on peut acheter à l’unité ou en forfait. Nouveauté en 2017, avec l’apparition de deux types de forfaits : classique et dynamique. Au programme pour le volet classique : visites de monuments, d’églises, de quartiers historiques… Et pour le volet dynamique : balades insolites, dégustations de produits du terroir, visites en différents moyens de transport… 


Faire une croisière fluviale est une expérience qui ne ressemble en rien à une croisière en mer. Nous sommes aux antipodes d’une traversée où s’éternise l’océan à l’horizon. La vie terrestre bat dans les moindres méandres du fleuve que nous parcourons parfois à vive allure, parfois à pas de tortue. Un navire fluvial, jaugeant habituellement dans les 1 000 tonnes, peut filer jusqu’à une vitesse de croisière de 15 kilomètres-heure quand il n’est pas à contre-courant. 


À bord d’un navire fluvial, pas de vagues, ni de tangage ni de roulis. La vie est bel et bien tranquille pour les croisiéristes d’eau douce dont la moyenne d’âge se situe dans la soixantaine avancée. Par contre, le bruit et les vibrations du moteur peuvent embêter les passagers ayant le sommeil léger au cours d’une navigation de nuit. Les croisières sur le Rhône, la Loire et la Seine comportent cependant des escales de nuit la majeure partie du temps. Dans une moindre mesure, le passage des écluses est aussi une opération bruyante. Mais il y en a seulement deux dans la portion du Saône sur lequel navigue le MS Camargue, et 12 sur le Rhône que nous traversons par ailleurs en majorité le jour. 

 

Le commandant d’origine française Wesley Amand navigue sur le Rhône depuis son entrée en fonction chez CroisiEurope en 2001. Il en connait les caprices dus notamment au fait que le Rhône a le deuxième débit de tous les fleuves s’écoulant en Méditerranée, après le Nil. « Quand nous allons plein sud, nous naviguons avec la force du courant, il faut alors savoir bien anticiper les virages, précise-t-il. Le passage des ponts les plus étroits peut aussi s’avérer un moment délicat. Ajoutons les crues printanières ou le vent de travers qui rendent alors la manoeuvrabilité du navire fort difficile. »


« Nous n’aurons pas le temps de faire la sieste aujourd’hui », fait remarquer avec justesse un passager en cette quatrième journée de croisière. Notre rythme est normalement d’une excursion par jour. Au programme, aujourd’hui : deux excursions, dont l’une en deux volets, totalisant huit heures de déplacements : visite tôt le matin de la ville d’Arles, là où le peintre Van Gogh a créé plus de 300 dessins et peintures en seulement 15 mois. Suivie d’un trajet en autobus et d’une dégustation chez un producteur d’huile d’olive à Saint-Rémy-de-Provence. Et, en après-midi, autre déplacement en autobus vers une manade en Camargue, région en bord de Méditerranée classée réserve de biosphère et parc naturel régional.


L’huile d’olive provençale est reconnue comme l’une des meilleures au monde. Le Moulin du Calanquet que nous visitons a remporté plus d’une vingtaine de récompenses en moins de deux décennies d’existence. Cette entreprise familiale dispose d’une oliveraie de plus de 20 000 pieds qui produit les cinq variétés régionales traditionnelles d’huile d’olive. Les passagers ont l’occasion d’en déguster trois ainsi que du chocolat et des confitures de la région. Beaucoup reviennent sur le navire avec des sacs de produits locaux bien remplis.


Après le repas du midi, direction la manade de la famille Arnaud, l’une des plus réputées de la Camargue, encore plus depuis le passage de l’ancien président français Nicolas Sarkozy. On y trouve de grandes écuries, des hangars pour les machines agricoles, une salle à manger et un patio pour le pot de fin de journée. Les passagers ont droit à un spectacle fort enlevant fourni par sept cowboys chevronnés : le retrait d’une bête parmi un troupeau de taureaux noirs sauvages.


En cette dernière journée de croisière, nous marchons quelques minutes du quai jusqu’au château-musée médiéval de Tournon érigé au 14e et 15e siècles au sommet d’un colline dominant le village du même nom. Les passagers se réunissent dans la salle voûtée du château pour une dégustation d’un vin blanc et de deux vins rouges accompagnés de viande froide, fromage et pâté locaux. Les vins proviennent des vignes de Tain L’Hermitage aménagées à flanc de colline et à forte inclinaison sur l’autre rive du Rhône. C’est l’estomac bien rempli que s’effectue la visite de l’ancienne demeure des comtes de Tournon qui a, par la suite, été transformée en prison avant d’être classée monument historique en 1938.


En dehors des repas et des excursions, les passagers se la coulent douce, faisant pêle-mêle la sieste, relaxant sur le pont soleil quand le vent n’est pas trop fort, testant leurs connaissances dans le cadre de jeux questionnaires (portant sur des titres de films ou le nom de grandes personnalités, par exemple), s’amusant avec des jeux de société (cartes, Scrabble, d’échecs, etc.), écoutant les pièces musicales proposées tous les jours par un duo de musiciens, rigolant ferme lors de l’amusant spectacle de l’équipage.


Les passagers assistent en plus à des événements reflétant les particularités culturelles régionales. Comme, à bord du MS Camargue, une présentation de produits de la soie de Lyon, une soirée de danse folklorique provençale, une conférence sur les richesses de la vallée du Rhône, notamment la faune et la flore. Si bien qu’au final, on ne voit pas le temps passer et que subitement, voilà le temps de re-boucler ses valises !


Itinéraire 

Jour 1 : Embarquement à Lyon (18h). Escale de nuit Lyon


Jour 2 : Visite de la Basilique de la Fourvière et du vieux Lyon (09h-12h). Navigation sur la Saône vers Mâcon (12h30-19h30). Escale de nuit Mâcon


Jour 3 : Visite de l’abbaye de Cluny (09h-11h45). Navigation sur la Saône vers Trévoux (12h-16h). Visite à pied de Trévoux (16h-18h45). Navigation sur le Saône vers Lyon (19h-21h), navigation à travers Lyon (21h-22h), navigation sur le Rhône jusqu’à Vienne (0h30). Escale de nuit Vienne


Jour 4 : Visite à pied de Vienne (09h-11h45). Navigation vers Arles (12h jusqu’au lendemain matin 07h)


Jour 5 : Visite à pied d’Arles (08h-10h). Dégustation chez un producteur d’huile d’olive (10h-12h). Visite d’une manade en Camargue (14h15-18h15). Escale de nuit Arles


Jour 6 : Navigation vers Avignon (04h-07h30). Visite à pied d’Avignon (08h30-11h45). Navigation vers Viviers (12h-20h). Visite à pied de Viviers (20h30-22h30). Escale de nuit Viviers


Jour 7 : Navigation vers Tournon (05h-13h). Dégustation et visite du château-musée de Tournon (14h30-17h30). Navigation vers Lyon (20h jusqu’au lendemain 07h30)


Jour 8 : Débarquement à Lyon (09h)


FLOTTE

CroisiEurope dispose aujourd’hui d’une flotte de pas moins de 50 navires (dont cinq affrétés). D’une longueur variant de 75 à 115 mètres et d’une largeur allant de 9,5 à 11 mètres, ils peuvent accueillir chacun de 16 à 200 passagers. La majorité des navires sont récents, de moins de cinq ans, et la flotte est partiellement rénovée chaque année. Le MS Camargue et le Loire Princesse font partie de la douzaine de navires de nouvelle génération de CroisiEurope, classés cinq ancres, avec des cabines plus spacieuses et confortables qu’à bord de ses navires plus anciens classés quatre ancres.


Une douzaine de navires de CroisiEurope comportent trois ponts intérieurs, les autres comme le MS Camargue, la Loire Princesse et la Seine Princess en ont deux : le pont principal et le pont supérieur (auquel s’ajoute un pont extérieur appelé soleil), Le pont principal abrite essentiellement des cabines avec baies vitrées. Au pont supérieur se trouvent des cabines plus grandes (de neuf à 13 mètres carrés), la réception (où sont distribués des cartes touristiques des villes d’escale), le salon-bar (avec piste de danse), le restaurant (accueillant l’ensemble des passagers en un seul service) ainsi qu’une boutique (avec cartes postales et souvenirs provenant des régions visitées).


Par exemple, les passagers du MS Carmague peuvent ramener chez eux des savons de Marseille, des herbes de Provence, du sel de Camargue ou des nougats de Montélimar. Ceux du Seine Princess peuvent acquérir des produits normands, comme un flacon de 20 cl de Vieux Calvados Hors d’âge Guillaume de Normandie, de la moutarde au calvados du Château du Breuil, de la confiture au lait de Villequier ou des caramels fondant au beurre salé fabriqués à Isigny-sur-Mer.


Au pont soleil, les passagers jouissent d’une trentaine de chaises longues et d’une douzaine de tables dont la moitié sont protégées par une toile verte (la couleur fétiche de la compagnie). Tout à l’avant se trouve la cabine de pilotage qui se rétracte quand le navire passe sous un pont bas. 


Décorées de façon minimaliste, les cabines des plus récents navires - ainsi que ceux qui ont été complètement rénovés ces dernières années -, sont lumineuses et fonctionnelles avec connexion wifi, radio, télévision satellite à écran plasma (sur lequel apparaît notamment le programme et les menus du jour), climatisation et contrôle individuel de température. À bord des navires récents ou rénovés, les lits doubles - mais séparables -, sont placés directement en face des baies vitrées, ce qui permet d’apprécier en toute intimité le paysage riverain sans cesse changeant.


Défilent ainsi sous nos yeux de nombreux villages, des résidences cossues ou d’humbles demeures, des pontons de navires de plaisance, des péniches habitées, des restaurants et des terrasses, des zones industrielles, des usines, des chemins de traverse, des éoliennes, des vignobles, des champs, des arbres à l’infini, là où sont installés villageois, pêcheurs, campeurs, promeneurs solitaires ou en famille… Sans oublier gratte-ciel, immeubles à bureaux, quais des grandes villes que nous traversons.  


Quant au mobilier des cabines, du MS Camargue, par exemple, il se résume à deux tabourets et à un bureau avec grand miroir sur lequel sont déposés un audio-guide avec mini écouteurs. N’oublions pas les espaces de rangement en nombre suffisant ainsi que la présence d’un téléphone intérieur avec fonction notamment de réveil-matin et d’un mini coffre-fort. Détail important : les prises de courant 220V présentent des fiches européennes et non américaines.


La salle de bain, de bonne dimension, renferme une douche et un séchoir à cheveux dans l’espace de rangement sous le lavabo. Sur le lavabo se trouvent une petite bouteille de désinfectant pour les mains et des produits d'hygiène italiens faits spécialement pour CroisiEurope (savon végétal, shampoing aux fleurs de Tilleul et aux extraits de Gingko Biloba et gel cheveux et corps). Les cabines sont par ailleurs nettoyées tous les matins.


Au début de la croisière, on nous remet une carte magnétique qui sert de clé de cabine (ou carrément une grosse clé à bord du MS Seine Princess). On nous demande de signaler notre départ et notre retour à bord en faisant tout simplement une croix sur un formulaire déposé à la réception. On doit parfois traverser la réception d’un autre navire pour se retrouver à terre, vu la pratique courante dans l’industrie de la croisière fluviale d’amarrer les navires les uns à côté des autres. On nous donne enfin un code que l’on doit composer sur un cadran fixé à l’entrée du navire pour pouvoir revenir à bord en dehors des heures normales de service.


Gastronomie

CroisiEurope propose des grands classiques et des vins originaux de l’Hexagone d’une qualité irréprochable. Soir après soir, mes compagnons de table à bord du MS Camargue - un couple de la région de Champagne et un couple d’Alsace -, ont grandement apprécié les repas concoctés par CroisiEurope. Opinion partagée par les passagers des croisières sur la Loire et la Seine. 


Cela n’est guère étonnant quand on sait que le grand chef des quelque 120 cuisiniers de CroisiEurope, le directeur culinaire Alain Bohn, a rejoint, en 2013, la Chaîne des Rôtisseurs, une prestigieuse association internationale de gastronomie, ainsi que les Maîtres Cuisiniers de France, une association qui ne compte que 250 chefs dans le monde entier ! « Nous servons à bord de la flotte de CroisiEurope une cuisine traditionnelle, gastronomique et soignée, résume Alain Bohn. Et pour nos repas de gala, nous préparons des mets d’exception. »


Au fil des ans, CroisiEurope a élaboré un catalogue comportant quelque 80 entrées, 95 plats principaux et 75 desserts pour ses croisières sur l’Europe. « Les responsables de fleuve se réunissent afin de concevoir les recettes, les menus et les rotations, dit Alain Bohn qui a rejoint les rangs de la compagnie fluviale fin 1990. Nous tâchons de varier non seulement les plats, mais aussi de jouer avec les garnitures des pays visités. »


Dès le petit déjeuner, de style buffet, l’abondance est au rendez-vous avec une bonne trentaine de produits de qualité. Café et lait chaud servis en grande cafetière, quelques sortes de thé de la marque Jardins d’Asie, chocolat chaud de la marque d’Afrique de l’ouest Akancao, jus d’orange, de pamplemousse rose ou d’abricots. Croissants frais du jour, six sortes de pain (dont au chocolat ou aux raisins, en alternance). Confitures des marques italienne Menz & Gasser et française Les Confitures de Philomène (abricots, prunes, cassis, fraises, etc.), miel liquide du Rucher de Philomène, sirop d’érable de la marque canadienne Maple Joe. Compote aux pommes des marques françaises St Mamet ou Cafés Folliet, yaourt de différentes saveurs de la marque française Nova. 


S’ajoutent deux fromages chaque jour (Brie, Bleu de Bresse, Chaume, etc.), une variété de viandes froides et boudins. Des oeufs à la coque ou brouillés, des omelettes à la demande, des saucisses. Des céréales, du lait, une salade de fruits, une sélection quotidienne de fruits en tranches (pamplemousse rose, ananas, kiwis, etc.), des fruits entiers (poires, oranges, pommes vertes, etc.). 


CroisiEurope propose midi et soir une magnifique expérience culinaire - le plus souvent en trois services (entrée, plat principal et dessert auxquels s’ajoutent parfois une salade et-ou un fromage). Les menus sont modulés en fonction des escales et ils font une part belle aux produits du terroir français. 


Comme vous le verrez ci-dessous dans le menu offert à bord du MS Camargue, la variété de viandes, poissons, légumes et desserts est au rendez-vous, avec des variations selon les croisières.


Il est possible de formuler une demande spéciale si, pour une raison ou une autre, un plat ne nous convient pas. Par exemple, beaucoup de passagers optent pour une salade de fruits au lieu du riche dessert du jour, bien que cela ne soit pas inscrit au menu.


Détails dignes de mention : au restaurant, les passagers sont réunis par groupe linguistique au début de la croisière. Ils sont servis en rotation d’un jour à l’autre, donc parfois parmi les premiers, parfois parmi les derniers. Un seul service est prévu, généralement à 12h00 ou 12h30 pour le dîner et 19h ou 19h30 pour le souper. Cravates et robes chic ne font leur apparition chez certains passagers que lors du dîner de gala le dernier soir de croisière. 


Menus à bord du MS Camargue

Jour 1 : SOIR : Terrine de canard aux poivrons. Roulade de filet de poulet farcie aux canneberges avec tagliatelles et légumes. Douceur cerise


Jour 2 : MIDI : Quiche aux poireaux. Dos de cabillaud à l’anis avec pommes anglaises et ratatouille de légumes. Fournoll. Crêpe Suzette. SOIR : Velouté Saint Germain. Assiette de crudités. Filet mignon de porc sauce aigre-douce avec pommes duchesses et endives braisées. Panna Cotta aux fruits rouges


Jour 3 : MIDI : Buffet. SOIR : Soupe à l’oignon. Croûte forestière. Confit de canard avec pommes sautées et haricots plats. d’Espagne. Pêche Melba


Jour 4 : MIDI : Salade tomates et mozzarella. Pavé de saumon sauce au beurre blanc avec agnolettis farcis à la langouste et épinards crème à l’ail. Émotion au chocolat. SOIR : Cappuccino de cèpes, Salade de pétoncles. Joue de boeuf braisé à la bière avec pommes grenailles et carottes. Reblochon. Tarte au citron


Jour 5 : MIDI : Pâté en croûte. Pavé de cerf avec sauce aux champignons et choux rouge braisé aux pommes. Framboisier. SOIR : Crème Dubarry. Salade maraîchère. Sauté de veau provençal avec riz aux deux parfums et courgettes. Montboissier rouge. Nougat glacé.  


Jour 6 : MIDI : Buffet. SOIR : Potage de légumes. Jambon forêt noire. Filet de merlu fariné avec risotto aux champignons et brocolis fleurette. Baba au rhum.


Jour 7 : MIDI : Cocktail de crevettes à l’avocat. Magret de canard sauce au pinot noir avec gratin dauphinois et petits pois à la crème. Suprême liégeois vanillé. REPAS DE GALA : Bisque de homard. Foie gras avec caramel épicé et brioche. Carré de veau avec sauce à l’estragon, échalotes, purée de vitelotte et légumes. Fromage allumette au reblochon. Omelette norvégienne flambée au brandy


Les repas à bord du MS Camargue sont accompagnés d’un choix de huit vins (blanc, rouge ou rosé provenant de différentes régions de la France, dont l’Alsace et le Languedoc-Roussillon) et ils sont couronnés d’un costaud expresso ou d’un thé en infusion. Des vins de la Loire sont naturellement proposés au cours des repas à bord du Loire Princesse. Et des vins de Pays d’Oc et de Pays d’Hérault à bord du Seine Princess. Les repas de gala sont assortis de deux vins de qualité supérieure : le blanc Les Tortues Gros Manseng des Côtes de Gascogne et le rouge Côtes-du-Rhône Villages - Laudun - Vieilles Vignes - Domaine de Rabusas. Enfin, au début d’un repas, une grande bouteille d’eau minérale des marques alsacienne Wattwiller ou Carola est déposée sur chaque table.


Au salon-bar, la carte se compose d’une vingtaine d’alcools inclus dans le prix de la croisière et à volonté : Amer bière (une bière de la marque alsacienne Meteor rehaussée de Picon, un apéritif à l’orange amer d’origine marseillaise), Suze (une étrange liqueur de gentiane apéritive très amère d’origine suisse) ainsi que Pierlant (un vin effervescent français, mon coup de coeur). Trois possibilités au rayon des digestifs : un cognac de la marque française Guérin Frères, une eau de vie poirée de la distillerie artisanale française Hagmeyer ou un Vieux Marc de la marque française Védrenne, les liqueurs les plus médaillées au monde. 


S’ajoutent quelques sodas, cinq jus de fruits (dont au fruit de la passion) et le cocktail du jour souvent fort original comme Liberty (liqueur de pomme verte, distillat d’écorce d’orange et jus d’orange) ou Dolce Vita (eau de vie de poire, crème de pêche et jus de pomme artisanal) ou encore, mon préféré, Manga (eau de vie de framboise, liqueur de lychee et jus de goyave). 



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