Quand Seabourn Cruises a voulu accroître la qualité de son offre culinaire à bord de ses yachts, elle s’est adressée au chef d’origine californienne, Thomas Keller, l’un des chefs les plus étoilés de l’histoire de l’art culinaire, rien de moins. 


Peu de chefs peuvent s’enorgueillir de totaliser sept étoiles Michelin. Elles ont été accordées à trois des cinq restaurants de Thomas Keller, dont le « Per se » de New York, le premier restaurant étoilé des États-Unis. Et peu de chefs dans le monde peuvent revendiquer autant de distinctions et de prix culinaires que Thomas Keller, notamment meilleur chef californien en 1996, meilleur chef d’Amérique en 1997, et propriétaire du meilleur restaurant au monde en 2003 et 2004. 


Franchir la porte du The Grill by Thomas Keller, aménagé au huitième pont du Seabourn Odyssey, sera de toute évidence un événement gastronomique. Comme le restaurant ne comporte que 42 places, il faut réserver à l’avance et, en principe, chaque passager a droit à une réservation par croisière. En pratique, on peut se présenter à l’entrée du restaurant et espérer obtenir une place si disponibilité. 


Le menu qu’a concocté Thomas Keller pour Seabourn Cruises constitue son interprétation personnelle très sophistiquée de la cuisine américaine. Il comprend sept entrées (dont une soupe aux palourdes de Nouvelle Angleterre et un gâteau aux crabes de Maryland), huit plats principaux (homard, sole, poulet, veau, agneau et boeuf) et cinq desserts (dont une tarte au citron meringué et un gâteau à la noix de coco). Tout est délicieux, ce chef a l’art de mettre en valeur les saveurs de n’importe quel ingrédient.


Les ingrédients sont le fruit du labeur d’une centaine d’artisans fournisseurs dispersés à travers l’Amérique du Nord avec lesquels Thomas Keller travaille depuis des décennies. Par exemple, le homard provient exclusivement de Bedford en Nouvelle-Écosse, le veau de Souderton en Pensylvanie et le boeuf de Boise en Idaho. « J’ai réalisé il y a 30 ans que les meilleurs restaurants sont ceux qui sont constants », fait valoir Thomas Keller. 


On trouve incidemment dans chaque suite du Seabourn Odyssey un dépliant présentant une quinzaine des grands fournisseurs de Thomas Keller ainsi qu’un résumé de sa philosophie de l’art culinaire : « L’acte de cuisiner est une simple équation entre les ingrédients et l’exécution. Quand les ingrédients arrivent au restaurant, ils sont déjà prêts. Quant à l’exécution, c’est un amalgame de connaissances, d’entraînement, d’expérience, de compétences et d’outils. » 


Le restaurant abrite aussi un bar qui propose notamment une dizaine de cocktails dont quelques-uns sont peu courants. Comme la boisson nationale du Pérou, le Pisco Sour. Ou le cocktail favori de Dean Martin, le Flame of Love Martini (vodka, sherry et orange). Ou encore, The Old Cuban (rhum Zacapa, jus de lime, sirop, menthe et champagne).


Le summum de la créativité en matière d’alcool est atteint avec les cocktails conçue par le mixologiste de réputation mondiale Brian Van Flandern. Une carte composée de 10 cocktails est proposée à l’Observation Bar, avec un court texte sur l’historique de chacun d’entre eux popularisés par un lot de vedettes, d’Ernest Hemingway à Orsen Wells en passant par Sara Jessica Parker ou Leonardo DiCaprio. Sept de ces cocktails sont inclus dans le prix de la croisière, et les trois autres moyennant un déboursé de 19$US, 29$US ou… 219$US ! 


Dans ce dernier cas, il s’agit d’un cocktail créé durant la Seconde Guerre mondiale à l’hôtel Ritz de Paris, le Louis XIII Side Car, qui se compose du fameux cognac Remy Martin Louis XIII, de Cointreau, de jus de lime frais et de sirop de cane Demerara. Une carte composée de huit autres cocktails est proposée au The Club, dont l’étonnant Mango Picante réunissant principalement du Hennessy VSOP Cognac, de la purée de mangues, du jus de citron frais et de la Chipotte Chili en sucre en poudre autour de la moitié du verre (car très épicé !). 


« Durant des années, il a été considéré comme un crime d’utiliser des liqueurs de première qualité dans la fabrication de cocktails, relate Brian Van Flandern. Toutefois, depuis la dernière décennie, les mixologistes ont recours à des ingrédients frais de qualité et ils équilibrent les saveurs de leurs cocktails comme les chefs cuisiniers le font avec leurs plats. »

Outre les cocktails, la carte d’alcools à ces deux bars comporte une cinquantaine de vins, champagnes et spiritueux inclus dans le prix de la croisière. Par exemple, les amateurs de rhums ont le choix à l’Observation Bar entre le Jamaïcain Appleton vieux de 12 ans, le Banks White Rum, un mélange de rhum de différentes zones des Caraïbes, le Kraken Spiced Rum de Trinidad, le Gosling’s Black Seal des Bermudes et le Ten Cane Rum de la Barbade. Précisons que le choix de rhums est quelque peu différent au The Club.


Tout à côté du Grill by Thomas Keller émerge The Colonnade. Chaque midi et soir, ce restaurant buffet propose des classiques d’une cuisine nationale ou régionale (grecque, française, italienne, espagnole, allemande, méditerranéenne, mexicaine, sud-américaine, indonésienne, japonaise, thaï, etc.) que l’on peut déguster soit à l’intérieur, soit à la grande terrasse extérieure recouverte d’une toile blanche avec lampes chauffantes quand la température est fraîche. 


Deux soirées au cours de notre croisière, The Colonnade n’est accessible qu’aux passagers ayant fait une réservation au préalable. Car ces soirs-là, les créations de Thomas Keller, inspirés de plats de son enfance, sont à l’honneur sous ces thématiques : « Family-Style RR Rib Eye » et « Family-Style Butter Fried Chicken ».


C’est un plaisir, tant pour les yeux que pour les papilles, que de se retrouver au The Restaurant, le grandiose restaurant principal tout en blanc du Seabourn Odyssey. L’enchantement débute dès la sortie des ascenseurs centraux du yacht, au 4e pont. Une douzaine de colonnes blanches illuminées menant à l’entrée du The Restaurant créent une ambiance magique. C’est comme si on s’aventurait dans un mystérieux temple des temps modernes.


De forme rectangulaire, The Restaurant comporte six petites zones longeant les hublots et, au centre, deux grands espaces soutenus par d’autres colonnes blanches illuminées, bordées de larges draperies également blanches et au plafond duquel trône un lustre blanc du plus bel effet. Les plats sont mis en valeur dans de grandes assiettes de la marque allemande Schôwald dessinées exclusivement pour Seabourn Cruises par Maveko.


La carte du soir du The Restaurant se divise normalement en deux sections : 

- « Seabourn Inspirations » pour les plats originaux qui changent chaque soir. Comme le sashimi au hamachi poêlé. Le saumon fumé et caviar Malossol avec blini de maïs chaud et crème de citron. Ou la daurade poêlé avec crevettes won ton.

- « Seabourn Classics », des plats qui sont proposés tous les soirs. Comme les fettuccine au homard bolonaise. Le filet de boeuf sauce béarnaise. Ou le filet de saumon rôti. Précisons que des plats sans sucre, sans gluten et végétariens sont toujours inclus dans les cartes.


À trois reprises au cours de notre croisière, la carte du The Restaurant comporte une troisième section composée d’une entrée, de un ou deux plats principaux et d’un dessert issus de l’imagination fertile du chef Thomas Keller. Je me rappellerai longtemps de la terrine de foie gras de canard d’Hudson Valley avec truffe, poire asiatique et pistache sicilienne. Et encore plus, de la bagatelle au champagne et pomme Granny Smith avec crème vanille et crème Chantilly - l’un des meilleurs desserts qu’il m’ait été donné de déguster dans ma vie !


Le soir venu, The Restaurant ouvre ses portes à 19h00. Mais dès 17h30, les serveurs sont à l’oeuvre, certains par exemple s’entraînant à bien plier la nappe sous l’oeil attentif de leurs collègues. Puis, à 17h45, une vingtaine de membres de la brigade culinaire se réunissent dans un coin de la cuisine pour écouter la présentation des principaux plats par certains d’entre eux sous la supervision du chef exécutif du Seabourn Odyssey, Tom Goetter. Ensuite, lui et le chef de cuisine Jonathan Nucum goûtent en rafales dix des 25 plats programmés ce soir-là en émettant parfois quelques brefs commentaires, exercice qui dure moins de deux minutes ! Puis, le chef Goetter se dirige d’un pas rapide vers un autre restaurant du yacht.


La section des desserts du The Restaurant comporte généralement trois desserts, le plus souvent des soufflés à différentes saveurs (poire William, pistache chaude ou chocolat blanc avec sauce au cassis). Ou des sundaes inédits (fruit de la passion, fraises Romanoff avec nectarine caramélisée ou thé vert avec matcha, prune rouge et gingembre). La section des fromages comprend une sélection de quatre produits haut de gamme différents chaque soir. Comme le français Reblochon, l’italien Toma, le californien Point Reyes Blue, l’espagnol Manchego ou l’allemand Cambozola. 


Au The Restaurant, les passagers peuvent partager la même table que différents membres d’équipage - officiers, chanteurs, danseurs, conférenciers -,  qui présentent chacun dans leur domaine respectif des prestations d’une rare qualité en mer. L’équipe de serveurs est essentiellement composée de gens provenant non pas d’Asie comme d’ordinaire, mais d’Europe (beaucoup de la Roumanie). Ce qui a pour effet de créer une proximité culturelle avec la clientèle de Seabourn Cruises composée pour moitié de fidèles en provenance soit des États-Unis, soit d’Europe. 


D’ordinaire, les cuisines ne sont pas accessibles aux passagers, sauf dans le cadre  de visites de groupe de l’ensemble du navire. Seabourn Cruises se démarque avec cet autre événement original : « Galley Market Lunch ». Le temps d’un repas, la cuisine du The Restaurant est transformée en un immense marché abritant différents comptoirs (Cold Buffet, Counter Chafing Dish, Carving Station, etc.) et proposant plus d’une quarantaine de plats, dont une fondue chinoise, une douzaine de sortes de sushis et une quinzaine de desserts. Les passagers font ainsi le tour complet de la cuisine en remplissant leur assiette au gré de leur gourmandise, dans une ambiance décontractée, au son d’une musique rock et en présence de tous les chefs et assistants chefs du navire.


Les passagers qui ne veulent pas revêtir chaque soir veston et robe de soirée dont le port est obligatoire peuvent découvrir le menu du The Restaurant dans l’intimité de leur cabine. 

Au petit déjeuner, les lèves-tôt peuvent dès 06h15 avaler café, thé, jus d’orange et viennoiseries (notamment six sortes de muffin et de beignes avec confitures de la marque autrichienne d’Arbo) soit au café du Seabourn Square, soit à l’Observation Bar. À 08h00, le menu s’élargit considérablement, avec par exemple, au The Colonnade, deux sortes de smoothies, jusqu’à cinq saveurs de yogourt notamment de la marque autrichienne Alpen Joghurt, un steak minute, des côtelettes d’agneau ou du jambon grillé.


Aux repas du midi et du soir, nombre de passagers optent pour The Patio, ce grill décontracté situé tout à côté de la piscine centrale. Là aussi, les thématiques sont à l’honneur (Al Fresco, Oriental, American Grill, Steak House, Fish & Seafood, Panini, Scaloppini, Tacos, Satay, Sausages, Gyros, Surf & Turf, Kebab, etc.). La carte est assez courte : en règle générale, trois entrées (comme un tartare de saumon fumé), un plat de pâte (comme un spaghetti aux palourdes), trois viandes ou poissons (comme un steak de thon) avec quelques sauces et légumes d’accompagnement et deux desserts (comme un crumble aux fraises et à la rhubabe).

Il suffit de quelques repas pour comprendre pourquoi les lecteurs de la revue Condé Nast Traveler ont élu Seabourn Cruises comme la « Top Cruise Line Food » de nombreuses fois au cours de la dernière décennie.


« Peu importe ce que vous désirez, cela vous sera apporté ! », affirme avec conviction Gerald Mosslinger, le vice-président aux opérations hôtelières de Seabourn Cruises. Voilà qui donne le ton à une croisière avec cette compagnie qui se présente comme « The World’s Finest Ultra-Luxury Cruise Line ». De fait, sa flotte se classe sans cesse dans le Top 10 des meilleurs navires de croisière, selon les lecteurs de différents magazines comme Travel + Leisure et Condé Nast Traveler. Ces derniers viennent par ailleurs de l’élire « Best Small-Ship Cruise Line » pour 2017. Pareille performance repose tant sur le service hyper attentionné des membres d’équipage (selon un ratio proche d’un membre pour un passager) que sur la conception intérieure des yachts qui favorise tant l’intimité que la socialisation des passagers.


Seabourn Cruises a fêté en 2018 son 30e anniversaire d’existence. Fondée par la famille Burvestad de Norvège, elle est entrée dans le giron de Carnival Corporation au milieu de la décennie 1990. Elle dispose en 2018 de quatre yachts, tous classé six étoiles, le sommet dans l’industrie des croisières, d’une capacité de 450 passagers qui sont choyés par quelque 350 membres d’équipage provenant de près de 50 pays. S’ajoutent le Seabourn Encore, un 40 350 tonnes avec une capacité de 600 passagers, qui a été mis en service en 2016. Et le yacht soeur Seabourn Ovation qui a été inauguré en mai 2018.


Fruit du travail du norvégien Bjorn Storbraaten, l’architecture extérieure du Seabourn Odyssey est vraiment spéciale et unique. De chaque coté du yacht, une arche demi-circulaire recouverte de panneaux transparents borde les deux cheminées inclinées vers l’arrière. Au centre, une grande verrière de forme octogonale chapeaute l’escalier en colimaçon qui descend jusqu’au 4e pont. 


L’aménagement intérieur du Seabourn Odyssey est résolument moderne, élégant, stylisé. Et la décoration est minimaliste, avec comme pièces maîtresses trois grandes sculptures en verre de l’artiste norvégien Nicolaus Widerberg qui se dressent l’une à l’intérieur du spa, l’autre près de l’entrée du spa, l’autre près du restaurant buffet. Autres rappels des origines norvégiennes de Seabourn Cruises : les murs du club de danse sont tapissés d’une dizaine de photos humoristiques de musiciens de l’Orchestre symphonique de Stavanger. Et l’entrée du lounge panoramique est rehaussée par une superbe toile abstraite du norvégien Per Didrik Waerner. 

Malgré sa petite taille, le Seabourn Odyssey comporte un nombre étonnant d’espaces publics.


Répartis sur neuf ponts, ils sont surtout aménagés à l’arrière du yacht, l’avant étant essentiellement consacré aux suites : 

- Trois restaurants et un grill extérieur

- Trois comptoirs de crème glacée, avec certaines saveurs différentes d’un endroit à l’autre

- Cinq bains tourbillons, dont trois aménagés en contact direct avec la mer, ce qui est très rare

- Deux piscines (l’une au centre du 8e pont, l’autre à l’arrière du 5e pont)

- Trois terrasses extérieures et un mini-golf

- Un spa avec sauna finnois, bain à vapeur aromatisé, sièges en céramique chauffante, salles de massages, salon de beauté, gym et salle d’aérobie

- Quatre bars, dont deux extérieurs et un lounge panoramique

- Une salle de spectacles et un club avec piste de danse

- Trois boutiques (bijoux de luxe - notamment des marques Marco Bicego et Roberto Coin -, produits griffés et produits Seabourn), un petit casino et une salle de cartes et de jeux

- Le Seabourn Square, le coeur du yacht aménagé à l’arrière du 7e pont, où sont regroupés la réception, un salon avec librairie - livres, iPad, magazines et journaux du jour -, une section Internet et un café qui propose chaque jour un produit spécial comme le Bailey’s Cappuccino ou l’Amarretto Latte que l’on peut accompagner d’un gâteau maison, voire d’un morceau de chocolat de la marque italienne Segafredo Zanetti. 


Dans le cadre de ma croisière de 12 nuits, quatre journées se déroulent en mer au rythme d’une vingtaine d’activités quotidiennes : leçons de bridge, classes de danse, compétitions sportives - mini-golf, jeu de palets ou ping-pong -, séminaires de santé et bien-être, atelier sur les parfums, conférences sur différents aspects des Caraïbes, service de thés et petits fours, démonstrations culinaires, concerts musicaux, dégustation de caviar sur les ponts extérieurs, spectacles (chant, opéra et comédie), fêtes dansantes de fin de soirée. 


À la troisième soirée de la croisière est présenté un spectacle d’exception, « Une soirée avec Sir Tom Rice ». Ce parolier, connu notamment pour sa participation aux spectacles Jesus Christ Superstar et Evita, a remporté pas moins de trois Oscars, trois Tonys, trois Golden Globes et plusieurs Grammys ! Il s'est associé avec Seabourn Cruises pour produire ce spectacle qui combine ses meilleures chansons exécutées par des chanteurs et musiciens à bord avec une narration vidéo incluant des anecdotes sur sa vie professionnelle et des photos de sa collection personnelle.


Un des événements les plus originaux de la croisière est le « Seabourn Block Party » : le quatrième soir, les passagers du Seabourn Odyssey sont invités à 18h00 tapant à sortir de leur suite pour faire connaissance avec leur voisins, les officiers et membres d’équipage ! 

Une fois par croisière, Seabourn Cruises organise « Let’s Dance », un party sous les étoiles autour de la piscine centrale au cours duquel les passagers peuvent danser en compagnie des membres de l’équipe de divertissement du yacht. 


Le lendemain, les passagers sont conviés au « Seabourn Signature Beach BBQ & Caviar in the Surf » à Carambola Beach, une plage de Saint-Kitts qui est réservée exclusivement à Seabourn Cruises. En cette occasion, elle met à la disposition des passagers des serviettes de plage ainsi que des produits de protection contre le soleil et les insectes. « À ce barbecue qui dure deux heures, nous servons plus de 90 grammes de caviar, 500 livres de homard et plus de 100 bouteilles de champagne », précise Jorge Caeiro, le gestionnaire Restaurants du Seabourn Odyssey. 


Soudain, venant de la mer, une sirène de police brise la quiétude des lieux. C’est le chef exécutif du Seabourn Odyssey, Tom Guetter, qui, par ce moyen humoristique, annonce son arrivée en bateau avec trois grosses boîtes de caviar qu’il va servir, les pieds dans l’eau jusqu’à la taille, durant une bonne trentaine de minutes, sur une planche de surf plus que chancelante en raison des vagues incessantes. De leur côté, des serveurs apportent des flûtes de champagne directement aux baigneurs tandis que les amateurs de sports aquatiques s’en donnent à coeur joie avec les pédalos, kayaks et petites embarcations à voile mis à leur disposition. Il arrive parfois que ces sports aquatiques puissent être pratiqués directement à partir de la marina du Seabourn Odyssey quand les autorités portuaires le permettent.


D’une superficie minimale de 25 mètres carrés, les suites du Seabourn Odyssey sont d’une sobre élégance. La plupart sont décorées avec un mobilier en bois de couleur beige. À peine ai-je fini de m’installer que la sonnerie de ma suite se fait entendre. L’intendante tient un grand plateau sur lequel trône un verre de champagne, deux canapés au saumon fumé et quatre sortes de savon : Hermès, Salvatore Ferragamo, Occitane en Provence et Essence. Elle s’enquiert ensuite du choix de mes deux alcools préférés à partir d’une liste comportant une douzaine de sortes (vodka, gin, rhum, digestifs, vins, etc.). Je recevrai le lendemain deux bouteilles d’un litre chacun de ce que j’ai choisi. Et avant de quitter, l’intendante me propose de revenir avec une sélection de fruits frais. 


Pratiquement tout est compris dans le prix d’une croisière Seabourn : pourboires, vins, spiritueux, champagne - dans les restaurants, bars et suites -, et même caviar à volonté ! Et aussi certaines prestations au spa : séance de yoga et de Pilates, classe de méditation et séminaire de mieux-être du Dr. Andrew Weil, diplômé en médecine de Harvard et leader des médecines alternatives, avec qui Seabourn Cruises s’est associé dans le cadre de son programme SPA & Wellness. 


Aux escales, le Seabourn Square accueille un représentant touristique local pour répondre aux questions des passagers. La compagnie distribue aussi une carte et une fiche recto-verso des principaux attraits de l’île visitée (plages, boutiques, lieux touristiques, etc.) ainsi que des équipements de snorkeling aux intéressés.